TMB | Tour du Mont Blanc | 8 jours de randonnée

Le tour du Mont Blanc reste pour moi une des plus belles randonnées itinérante de France. Si ce n’est, la plus belle ! Pour vous dire que je suis sincère, cette édition 2015, sera pour moi la troisième éditions ! Ceci, car les paysages, dans lesquels ce parcours évolue, sont parmi les plus beaux des alpes.

En effet, chacune des faces de ce massif offre des perspectives et des lumières à nulle autre pareil. Le versant Italien ou Suisse n’ayant absolument rien à envier au Français. Le parcours évolue en permanence à la limite de la haute montagne avec ses glaciers et ses cimes blanches immaculées. Je l’aime tellement ce tour, que j’espère encore le refaire un jour prochain…

Je partage ici un parcours réalisable en 8 étapes et qui permet de faire les fonds de vallée en bus afin de gagner les quelques jours nécessaires pour que cet itinéraire soit réalisable en une semaine de vacances. Néanmoins, ce parcours privilégie les variantes permettant de côtoyer la haute montagne et ainsi, d’aller en des lieux un peu moins fréquentés.

Difficulté

Ces étapes nécessitent un entrainement préalable à la randonnée en montagne avec le port d’un sac à dos. La marche se fait principalement sur sentier, mais les dénivelés rencontrés sont parfois importants. Il n’y a par contre, aucune difficulté technique (sauf en cas de neige tardive). Deux passages, peuvent être délicats enneigés, la variante du col des Fours et la fenêtre de l’Arpette. Il vaudra alors mieux éviter de les faire si les conditions d’enneigement les rendent délicats. Les gardiens des refuges sauront vous renseigner sur la bonne option à prendre. Une autre étape présente des difficultés mineures, la montée au Lac Blanc qui se fait par endroit par des échelles. Il faut donc mieux que les randonneurs ne soient pas trop sensibles au vertige, même si ces passages ne présentent aucune difficulté technique.

Période de fréquentation

Ce parcours se fait de juin à octobre en fonction des conditions d’enneigement. Attention à prendre, avant de partir, et notamment en début de saison, les renseignements d’enneigement auprès du bureau des guides ou de l’office du tourisme de Chamonix. En effet, il n’est pas rare, certaines années, d’avoir une neige tardive qui contraigne à prendre crampons et piolet, pour passer certains cols.

Une bonne période à mon sens, se situe entre fin juin et début juillet. Ceci, car en début de saison la nature se réveille, les paysages sont fleuris et l’eau de fonte ruisselle partout, offrant ainsi plein de possibilités d’approvisionnement en eau. La période la plus fréquentée sur ce tour est du 14 juillet au 15 août. Il vaut donc mieux, autant que possible, l’éviter. Une autre bonne période est également de fin août à début septembre.

Contexte de ce carnet de rando

Ce récit raconte notre périple la première semaine de juillet 2015. Nous avions fait le trajet en voiture entre l’île de France et les Houches. Nous étions trois couples d’amis et afin de faciliter le retour, nous avions stationné avant notre départ, une voiture au fond du parking du téléphérique de Bellevue aux Houches et la seconde sur le parking au pied du téléphérique de la Flégère. Cela permettant de disposer d’un transport pour le retour sans attendre les horaires du train ou du bus, qui font également cette liaison, mais pas avec la même rapidité.


Sommaire


Carte des étapes et traces GPS

Le tracé GPS des étapes

En cliquant sur le logo GPX ci-dessous, vous pourrez télécharger les tracés GPX de ce parcours (je précise que ce ne sont pas mes traces réelles, car à l’époque, je n’avais pas encore de GPS de randonnée).

Téléchargez le fichier GPS du parcours


Tableau de synthèse du TMB

À titre indicatif, le tableau ci-dessous vous présente le résumé de notre parcours étape par étape. Ces relevés sont ceux d’une montre altimétrique mémorisant le temps et les dénivelés.


Étape 1 : des Houches aux Contamines

Dénivelé : +640m, -1270m; Distance : 11,3 km; Durée : 6,12 h

Après une nuit, dans le confortable gîte Michel Fagot aux Houches et un diner copieux chez un restaurateur d’origine Britannique (très bon hamburger maison), nous chaussons nos brodequins pour le départ de ce tour du Mont Blanc.

Après avoir pris le téléphérique de Bellevue, nous arrivons sur le col de Voza, au départ de la variante, qui passe par le col du Tricot.

Puis, un peu plus loin, nous passons la passerelle de Bionnassay, avec sensations et plaisir pour certains, mais aussi avec quelques craintes pour d’autres 😏. Cette passerelle est par contre en excellent état, ce qui est rassurant !

Nous réalisons que nous y sommes enfin, sur ce tour auquel nous pensions depuis l’hiver dernier. La météo est au beau fixe, avec de la chaleur en prime. Cette semaine là sera exceptionnelle au niveau du climat. C’était une période de canicule en vallée et nous avions très chaud en altitude. Des températures inhabituelles, à n’en pas douter ! Mais ce fut pour nous, un vrai régal 👍

Sur les pentes de ce col Tricot, en ce dimanche estival, le nombre des promeneurs est impressionnant ! Néanmoins, dès que nous sortons de la partie faisable à la journée, après la vallée du Miage, nous retrouvons la quiétude des sentiers où seuls les itinérants s’adonnent.

La descente sur les Contamines se fait dans la douleur pour les pieds de Michèle. Nous ferons donc une halte au pied de cette descente, dans le magasin Inter-sport des Contamines à l’accueil inégalable du jovial patron. Après quelques essais, c’est décidé, elle garde et repartira et repartira donc avec des chaussures neuves ! Nous laissons les anciennes chaussures dans le magasin et nous repasserons les chercher en voiture à la fin du séjour. Qu’il est sympa le patron !

Et voilà, après ces emplettes et une petite mousse, la troupe est repartie. Ainsi, tout le monde marche à nouveau de bon cœur en direction du Gîte du Pontet, une petite demi-heure plus loin.

Mais ce sera en fait la petite déception de cette fin de première journée. Le Gîte du Pontet n’est pas aussi confortable que nous l’aurions souhaité. Il nous héberge dans un dortoir avec de nombreux randonneurs et les commodités sur le palier, sont à l’honneur 😝

On passera néanmoins une excellente soirée, en espérant secrètement,  un meilleur confort pour la suite !!! Après cette journée de mise en jambes, de toute façon les ronfleurs n’arriverons à bout de notre détermination à dormir !

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Étape 2 : des Contamines au refuge de la Croix du Bonhomme

Dénivelé : +1335m, -75m; Distance : 11,5 km; Durée : 6,00 h

Michèle met ses nouvelles chaussures avec plaisir ce matin. Surtout, en repensant à ses douleurs de la vieille ! Et nous voici partis pour une étape comportant pour la première fois pas mal de dénivelé positif.

Nous choisissons de partir de bonne heure afin de profiter de la fraicheur. La veille nous avions vraiment eu chaud l’après-midi.  Par chance, notre hôte nous fait le plaisir de nous fournir un petit déjeuner avec du pain frais à 6h30 du matin ! On s’était levé sans trop y croire, car la veille rien ne nous était garanti…

Nous traversons le petit pont qui borde la rivière du Nan Boran et nous commençons la montée par un chemin forestier emprunté par quelques rares véhicules tout-terrain qui montent travailler vers le plan des Dames.

Après la Balme, le chemin se transforme en sentier et nous quittons peu à peu la moyenne montagne pour la haute. Nous traversons alors notre premier névé. Puis, après avoir taquiné quelques marmottes, nous atteignons le col de la croix du Bonhomme. Nous y faisons une pose restauration pendant laquelle nous profitons du paysage somptueux qui nous est ici offert.

Puis, nous descendons sans encombre vers le refuge du même nom quelques centaines de mètres en contrebas. Nous y arrivons donc de bonne heure et nous profitons de l’après midi pour nous reposer et nous balader sur les crêtes voisines qui offrent des points de vues magnifiques sur les vallée à l’entour.

Le refuge est confortable. Nous y découvrons une chambre pour nous seuls (6 personnes) et nous en profitons pour sortir nos petits remontant précieusement et secrètement embarqués dans nos sacs. Quelques grammes de pure plaisir en réconfort d’une journée, somme toute intense. Aller c’est l’heure de l’apéro ! 🥂

Ensuite, le repas est agréable et ressourçant dans un réfectoire communs ou une bonne centaine de convives raconte avec passion leurs aventures de la journée. Le niveau sonore n’est donc pas des plus reposants. Après avoir bien profité de cette ambiance certes conviviale, nous nous éclipsons discrètement afin de profiter du soleil couchant pour faire quelques photos.

Il faut maintenant se mettre dans le rythme de la montagne et dès les derniers rayons du soleil nous regagnons nos pénates. Il est nécessaire en effet, de passer une bonne nuit, afin d’être en forme pour l’étape du lendemain.

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Étape 3 : du refuge de la Croix du Bonhomme au refuge Élisabetta Soldini

Dénivelé : +965m, -1210m; Distance : 9 km; Durée : 8,10 h

Pour le départ ce matin, petit-déjeuner à 7h. Impossible de l’avoir plus tôt…Une fois, cet indispensable starter avalé, nous repartons par le col de la croix du Bonhomme afin de prendre la variante du col des Fours. Variante, qui offre un passage en haute montagne de toute beauté.

Névés et pierriers, sont au rendez-vous des deux versants de ce col. La descente, se fait le long d’un torrent de fonte pour le moins chargé. Nous atteignons enfin le fond de vallée à la Ville des Glaciers où nous apercevons le second col de la journée, le col de la Seigne. Il fait chaud, très chaud et la montée nécessite un réapprovisionnement en eau que nous buvons bon train sans jamais uriner 😱. Ce col aura puissé dans l’énergie de certains, qui seront vraiment content d’arriver sommet. En effet, la chaleur amplifie innévitablement la fatigue.

Le col nous offre notre première vision du versant Italien du Mont Blanc et nous en profitons pour nous restaurer avant d’entreprendre la descente vers le refuge Élisabetta. Thierry et moi en profitons pour se faire un troisième col dans la journée. Nous laissons les autres descendre directement vers le refuge. Quant à nous nous obliquons à droite pour prendre le sentier qui mène  au col des Chavannes.  Il permet de prendre un peu de recul et d’offrir ainsi une vision somptueuse de ce versant du Mont Blanc.

Le refuge Élisabetta est vraiment super confortable ! Nous aurons une chambre de quatre et une chambre de deux ! La nuit et la soirée seront des plus réparatrices pour la journée suivante.

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Étape 4 : du refuge Élisabetta au refuge Éléna

Dénivelé : +820m, -1295m; Distance : 14 km; Durée : 7,25 h

Au départ ce matin, le Val Veni nous offre de belles lumières embrumées. Le paysage, pour la descente qui commence, est superbe et les marmottes nous saluent au passage.

Après le fond de vallée, nous remontons un bon moment afin d’atteindre Plan Chécrouit. Lieu, où nous découvrons avec tristesse qu’il nous faudra descendre sur Courmayeur à pieds ! En effet, le téléphérique initialement prévu n’ouvrait pas avant encore deux semaines 😭. Attention donc dans votre préparation à vérifier les périodes d’ouverture de ce téléphérique (lien en pied d’article).

À Courmayeur, nous faisons quelques courses et surtout nous en profitons par cette chaleur pour nous offrir de délicieuses glaces. Une bonne glace à l’italienne, chez le spécialiste local c’est vraiment à ne pas louper  !

Puis, nous prenons une ligne de bus régulière pour Arnouva via le très joli Val Ferret.

Le bus nous a déposé au fond du val Ferret. Il ne nous reste alors plus, qu’une quarantaine de minutes de montée, pour arriver au refuge Éléna. Il est planté dans un paysage de haute montagne à couper le souffle. Une grande terrasse le borde, sur toute sa longueur, face au magnifique glacier de pré de bar et au sommet du Mont Dolent. Nous passerons un long moment sur cette terrasse à contempler ce splendide paysage.

Le dortoir, malgré sont immensité, est très confortable. Notamment parce qu’il est équipé de petits boxes qui offrent l’intimité nécessaire. Nous y passerons une excellente nuit. Et pour une fois, le repas permet enfin aux aficionados de pasta, de se délecter !

Néanmoins, nous découvrirons cette fois, que les premières ampoules font rage. Par conséquent, la deuxième peau se répand allégrement sur les talons. Michèle par contre, avec ses nouvelles chaussures n’en aura pas une seule ! Comme quoi, parfois les idées reçues… En tous cas, le démarrage le lendemain matin, sera difficile pour certains….

En conclusion, cette étape sera finalement plus longue que prévue, faute de téléphérique pour la descente sur Courmayeur. Cela aura occasionné environ deux heures de marche supplémentaires. Heureusement, que le bus entre Courmayeur et Arnouva, ne nous a pas fait faux bond 😉. Le secret, pour palier à ce type d’aléa toujours possible, c’est de partir tôt le matin !

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Étape 5 : du refuge Éléna au Relai de l’Arpette

Dénivelé : +600m, -915m; Distance : 10 km; Durée : 4,70h

Cette fois, ce sera une vraie « petite étape ». Cela permet à tous un peu de repos. Notamment pour ceux qui ont des talons qui éclairent ! En effet, au programme nous n’avons qu’environ 4 heures de marche pour cette étape. Nous descendrons sur la Fouly pour prendre un bus qui nous emmènera directement à Champeix.

La descente est agréable mais très chaude… À tel point, que les semelles de mes chaussures se décollent sur ce terrain pourtant facile ! Par chance, on s’en aperçoit à la Fouly, juste devant un petit super marché. Je m’y précipite pour trouver de la colle et j’achèterais, avec soulagement, le dernier tube !

Le bus arrive conformément à l’horaire prévu. Mais cela n’est pas ici une surprise. Nous sommes en Suisse, tout de même !

Arrivée à Champeix, nous monterons rapidement le chemin qui mène au Relais de l’Arpette. Après nous être installés dans ce confortable lieu (chambres de 4) nous nous asseyons en terrasse pour déguster quelques délicieuses spécialités locales, tartes aux myrtilles et coupes glacées. Le repas du soir sera également, un des plus fin du parcours.

Par contre, pour moi, la priorité sera cet après-midi là de recoller mes semelles, sur les deux chaussures. Et oui, en fait l’aléa s’est révélé plus grâve que prévu. Le lendemain, il faut vraiment que cela tienne, car on part pour la variante de la fenêtre de l’Arpette. Variante la plus physique et la plus longue, mais aussi une des plus belle de ce tour du Mont Blanc.

Pour terminer cette journée, je m’endors en espérant que la colle tienne et que le refuge de Balme ne nous fasse pas un mauvais accueil. En effet, j’ai un mauvais pré-sentiment car la réservation a été laborieuse. Et ce malgré le nième coup de téléphone de la veille…

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Étape 6 : de l’Arpette au col de Balme –>NON ! aux Écuries de Charmillon

Dénivelé : +1820m, -1395m; Distance : 14,3 km; Durée : 12,83h

Nous nous réveillons en pleine nuit ! Pétard, il n’y a pas idée en vacances de se lever si tôt ! Et en plus, pour n’avoir qu’un petit-déjeuner sans boisson chaude ! Il est 4h30 du matin.

Tartines avalées et brodequins lacés, nous entamons la montée dans le vallon, frontales allumées. Nous finissons notre nuit, en marchant dans le petit jour qui se lève timidement et nous sommes au deux tiers de la pente lorsque le jour se lève totalement.

La fenêtre de l’Arpette est atteinte après 4 heures d’effort. Nous profitons de l’instant sur place en grignotant quelques fruits secs.

La journée étant loin d’être terminée, il faut maintenant redescendre le même dénivelé qu’à la montée pour ensuite remonter sur le col de Balme.

La descente est difficile au début dans les pierriers. Puis, nous traversons une zone où les sentier a été emporté par une coulée de boue. Le tracé alternatif semble pour le moins fragile et vertigineux. Nous le passons sans trainer. La chaleur se fait de plus en plus pesante au cours de la descente et chaque arrêt se fait à l’ombre pour favoriser la régulation thermique corporelle.

Enfin, nous arrivons au chalet du Glacier. Nous passons le pont de bois qui enjambe le torrent et entamons la remontée vers le col de Balme.

Nous sommes alors au cœur de la journée et la chaleur produit son effet, fatiguant les corps, chauffant les pieds et obligeant à boire régulièrement. Un petit arrêt dans un chalet buvette à mi pente, nous offre l’occasion d’une boisson fraîche qui est un pure ravissement.

Ensuite, on repart pour l’ascension finale du col de Balme. En arrivant en vue du refuge, nous constatons de loin, les volets clos… Mauvais présage ? Et oui, il se confirmera. Les gardiens nous ferment la porte au nez sans état d’âme à 17h ! Invoquant le fait, qu’il n’y ait que nous ce soir là et que, comme ce n’est pas rentable pour eux, ils ferment ! Incroyable pour un refuge !

Nous nous rabattrons après quelques hésitations et dénivelés supplémentaires vers le gîte des Écuries de Charmillons, à environ une heure de descente du col. Après une journée pareille, cette heure supplémentaire a parue pleine de plus de 60 minutes.

Mais à l’arrivée l’endroit est fort sympathique. L’accueil très chaleureux et la couche et le dîner sont à la hauteur de notre fatigue ! Nous dormirons tous sur nos deux oreilles après cette bien longue journée riche à la fin en émotions qui ont bien failli vaincre le moral à certains !

Cela aura été la journée la plus physique mais aussi, une des plus belles de ce tour du Mont Blanc.

J’apprendrais, à notre retour, la réputation de ce “refuge” du Col de Balme en lisant sur la toile. En fait, heureusement que nous nous ne nous y sommes arrêté. Surtout, au regard des nombreux commentaires décrivant les conditions d’hygiène déplorables du lieu et la réputation “d’hospitalité” des gardiens. Cette mésaventure nous aura néanmoins permis de découvrir avec plaisir le Gîte des Écuries de Charmillon qui reste dans notre mémoire comme un arche de paix et de douceurs. Adresse, que je recommande donc chaudement !

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Étape 7 : des Charmillons au refuge du Lac Blanc

Dénivelé : +1005m, -580m; Distance : 10,2 km; Durée : 6,32h

Dernière étape complète de ce tour. Nous la commençons par un petit déjeuner de roi. Incontestablement le meilleur de ce tour. Merci à notre charmante Gardienne du Gîte des Écuries de Charmillon ! Nous ne l’oublierons vraiment pas de si tôt !

Puis, nous entamons la descente sur Tré-le-Champ où nous retrouvons le TMB en direction de la Flégère.

Ensuite, nous obliquons sur le chemin à droite vers le Lac Blanc. Au cours de la montée, nous découvrirons la nécessité de franchir quelques échelles, dont certaines un peu trop aériennes au goût de certains, ressentiront alors, quelques émotions, lors de leur franchissement.

Pour moi se sera la “surprise”, aux pieds des échelles. Mes fidèles brodequins m’indiquent que la tenue du pied gauche, se relâche… Je regarde de plus prêt et je m’aperçois effectivement que la semelle est ouverte sur tout le côté à la jonction avec la chaussure ! Je me retrouve donc avec les pieds à découverts ! Cette fois, c’est incontestablement la fin. Il me faut donc passer au plan B et sortir mes roues de secours. Après analyse, en fait les deux chaussures ont rendu les semelles ! Il me faudra donc investir pour la prochaine randonnée. Mais à bien y regarder, finalement je ne m’en sort pas si mal car elles ont tenues quasiment jusqu’au bout de cette rando. En effet, à cet endroit, il ne me reste qu’environ deux heures de marche pour finir notre tour du Mont Blanc !

Puis, nous arrivons sur le bord des petits lacs de Chéserys en contrebas du refuge du Lac Blanc où nous allons passer la nuit. Échanges de plaisanteries sur sentier avec les randonneurs au sujet d’une baignade, que l’on imagine tous impossible en cette saison, tant l’eau doit être froide. Puis, nous décidons d’obliquer vers le bord du second lac. Je trempe la main dedans et surprise ! Trois minutes plus tard, nous barbotons en plein milieu du lac, dans une plénitude incroyable ! Quel panard au pied du Mont Blanc ! L’eau était tellement bonne que personnellement je resterais un demi heure dans l’eau. Un kiffe total.

Après nos ébats aquatiques, nous finissons notre montée et découvrons avec admiration le mythique Lac Blanc. Rien à dire, l’endroit est à la hauteur de sa réputation. En fin d’après-midi, les badauds sont redescendus nous laissant tranquille avec les chamois et autres bouquetins qui se baladent tout tranquillement autour du lac. Ce dernier coucher de soleil sur notre périple, resplendi à nul autre pareil. Nos appareils photos crépitent et nous tentons de sublimer l’instant, magique, afin qu’il dure le plus longtemps possible.

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Étape 8 : du refuge du Lac Blanc à Chamonix via la Flégère

Dénivelé : +45m, -435m; Distance : 2,9 km; Durée : 1,12h

Et oui, toutes les bonnes choses ont une fin ! Ce matin-là nous nous levons tranquillement. Nous prenons notre petit déjeuner très tranquillement en profitant à fond de ce lieu magnifique. Ceci d’autant que nous savons que la descente sera courte.  Une petite heure pour rejoindre le téléphérique de la Flégère et ensuite récupérer les voitures.

Une fois les voitures récupérées, nous finirons ce séjour en passant par le centre de Chamonix afin de faire quelques courses avant de reprendre la route vers la maison.

Au revoir, belles montagnes, mais pas adieu ! Nous reviendrons !

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Le massif du Mont Blanc depuis le Lac Blanc. À gauche la mer de glace serpente vers la vallée de Chamonix

 


Épilogue de ce tour du Mont Blanc

Une fois de plus ce parcours nous aura comblé. Nous avons eu la chance d’avoir un temps exceptionnel et nous en avons profité pleinement.

Ce tour à la réputation d’être trop fréquenté et donc plein de monde. Néanmoins pour ma part, à chaque fois que je l’ai fait, je ne l’ai jamais constaté. Cette fois ci, ce fut uniquement au départ des Houches où il y avait vraiment du monde sur les pentes du col Tricot. En dehors de ce tronçon, vraiment, c’était très raisonnable. Sur les variantes en général c’était particulièrement calme avec même des chamois en bord de sentier en pleine journée, ce qui montre qu’il n’y avait vraiment pas grand monde ! Si je compare ce TMB avec le GR20 (la traversée de la corse) en terme de monde sur le sentier, je dirais que le TMB est bien plus tranquille ! Sauf peut être, à la période de grosse affluence, entre 14 juillet et 15 août.

Néanmoins, pour que votre TMB se passe au mieux dans tous les cas, je vous recommande tout de même de réserver vos hébergements, quelle que soit la période où vous déciderez de le faire. Le site dédié, en lien ci-dessus permet maintenant de faciliter ces réservations en les regroupant.

Pour ma part, quand j’organise une rando en refuge, je les réserve toujours plusieurs mois à l’avance par sécurité…

Les premières fois que je l’ai fait, j’étais en totale autonomie, et cela n’a pas changé, dans ce cas, point la peine de réserver. De plus ce parcours, offre de nombreuses possibilités de bivouacs.

J’espère, que comme moi, vous aurez beaucoup de plaisir à parcourir ce magnifique tour du Mont Blanc !


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2 Replies to “TMB | Tour du Mont Blanc | 8 jours de randonnée”

  1. Bonjour,

    je viens de lire votre article sur le TMB et je l’ai trouvé : SUPER ! De magnifiques photos et surtout très pratique votre tableau de votre itineraire avec distance et temps !
    On souhaite se lancer dans l’aventure cet été avec trois autres amis, ca sera notre première longue randonnée sur plusieurs jours.
    Que conseillez-vous au niveau de l’entrainement ?
    Merci
    Morgane

    1. Bonjour Morgane,

      Merci pour ce gentil message !

      (Je viens de le mettre en commentaire car visiblement l’adresse courriel saisie est erronée….) J’espère donc que tu verras cette réponse.

      Le tour du mont blanc n’est pas si difficile. Néanmoins il faut, pour le faire dans de bonnes conditions, être habitué à l’endurance. Le bon entrainement est de travailler ses jambes et son cardio. Pour cela le footing est parfait mais la marche également.
      Je pense qu’il peut être intéressant de faire quelques longues balades avec le sac à dos (et les chaussures) en condition TMB, les quelques semaines qui précèdent le départ.

      En fait, une bonne condition physique suffit il n’est nul besoin d’être sur-entrainé.

      Bonne préparation !
      Phil

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