GR58 | 7 jours de randonnée autour du Queyras

Après le GR20 en juin dernier, voici pour clore cette saison estivale, le tour du Queyras par le GR58. J’avais organisé cette randonnée dès le début d’année afin de réserver les refuges et hébergements tout au long de notre parcours. En effet, ici pas question de randonnée sportive et de bivouac sous tente, mais plutôt de randonnée bucolique avec un maximum de confort.

Le GR58 offre l’avantage de passer par de nombreux beaux villages du Queyras (Château Queyras, Ceillac, Saint-Véran, Abries, etc..) et ainsi de permettre des hébergements en hôtels et gîtes confortables, ce qui rend le parcours encore plus agréable.

Nous serons trois pour ce périple car Brigitte nous abandonne (surtout John 😉) prétextant une petit mal de dos….( En fait, la pauvre est coincée du dos pour des semaines avec un corset des plus seyant !) Nous partons donc à trois, John, Michèle et moi. Mais Brigitte bien sur, nous accompagne en pensée ! On t’embrasse Brigitte 😉

Pourquoi parcourir le GR58, tour du Queyras ?

Et bien parce que nous l’avions fait il y a plusieurs décennies et qu’il nous avait laissé un excellent souvenir ! Notamment, pour ces paysages de montagne que la civilisation moderne semble avoir épargnés. Mais également parce que ce massif est appelé « la percée bleue » par les pilotes d’avion qui illustrent ainsi le climat particulièrement clément qui règne sur ce massif.  En septembre, il vaut mieux être prudent, car l’été indien n’est pas toujours de la partie. Notre choix s’est donc tourné vers le Queyras et ses 300 jours d’ensoleillement par an.

Pour clore cette petite introduction, notons que ce parcours ne présente pas de difficulté particulière. La marche se fait très fréquemment sur des sentiers alpins ʺroulantsʺ. Parfois à l’approche de certains cols, les sentiers deviennent plus rocheux ou caillouteux mais sans grande difficulté même par temps de pluie. Seule restriction en cas de mauvais temps, renoncer aux variantes sur les crêtes et notamment à celle passant par le sommet du Pain de Sucre.

Récits & photos par étapes

Présentation du parcours de 7 jours autour du Queyras

Après une journée de voiture depuis l’Île de France, nous sommes arrivés quelque peu fatigué à notre hôtel « la Ferme de l’Izoard » qui offre un accueil et un confort d’excellent niveau. Nous y avons réservé avec bonheur la nuit d’arrivée et la nuit au retour en fin de randonnée. Bien nous en a pris, car cet hôtel offre piscine, hammam et jacuzzi ! Un kiff total notamment pour le dernier jour après la rando !

Les montagnes du col de l’Izoard sont magnifiques !

Je recommande chaudement cet endroit situé en dessous du col du même nom. Il faut noter au passage que le col de l’Izoard est un très bel endroit où il faut prendre le temps d’admirer le paysage notamment le soir par beau temps lorsque les couleurs s’échauffent.


Les infos pratiques

Les étapes GR58

Tableau de synthèse

La carte du parcours complet 7 jours autour du Queyras

Les fichiers GPS de toutes les étapes et hébergements

Téléchargez le fichier GPS du parcoursCliquez sur l’image pour télécharger le fichier GPX de toutes les étapes


Étape n°1 : Château Queyras – Ceillac

  • Distance : 14,8 km ;
  • Dénivelé positif : 1098 m ;
  • Dénivelé négatif : 749 m ;
  • Temps : 6h56 arrêts compris ;

Dimanche matin, après une bonne nuit réparatrice à la Ferme de l’Izoard et un petit déjeuner mémorable, nous prenons une dernière fois la voiture pour nous rendre à Château Queyras. C’est là que nous bouclons nos sacs sur le petit parking le long de la rivière, aux pieds du départ de notre première étape du GR58.

Le temps est au beau et nous espérons que cela dure. Néanmoins, les prévisions annoncent une dégradation en fin de semaine…

L’étape débute par un raidillon qui nous met vite dans l’ambiance. Fini le jacuzzi et la détente ! Nos muscles sont immédiatement mis à l’épreuve. La montée se fait dans un bois de mélèzes. Puis, nous traversons un premier alpage où de belles vaches beiges broutent en toute tranquillité.

Dès le départ la montée est soutenue et nos muscles sont mis à l’épreuve !

Les marmottes, sont quant à elles, en train de terminer leurs provisions d’hivernage. En effet, elles sont bien dodues en cette période de l’année et détalent lourdement vers leur terrier, à notre approche.

L’arrivée au col Fromage se fait par une longue traversée du flanc Ouest de la montage qui offre une magnifique vue. Cette première vision des montagnes du Queyras est des plus prometteuse ! Nous sommes ravis d’être enfin là, malgré quelques sensations musculaires que nous avions oubliées depuis longtemps !

Une fois le col Fromage franchi, nous descendons en direction de Ceillac. Nos genoux résistent à cette première pente. Puis, nous arrivons satisfait dans ce petit village typique du Queyras accueilli par d’originaux Cairns !

Nous récupérons nos chambres réservées au Gîte « les Baladins » et nous nous installons, au soleil en terrasse pour une traditionnelle petite mousse de fin d’étape. Les bonnes habitudes reviennent vite ! 😊

La soirée est fraiche, mais agréable et nous nous couchons de bonne heure afin de bien récupérer pour être en bonne forme pour l’étape du lendemain. Malheureusement, le début de nuit est mouvementé. Notre chambre est au-dessus d’une salle de restaurant où de joyeux fêtards nous incommodent un moment. Ils finissent néanmoins leur grandiloquence à une heure raisonnable, nous permettant de sombrer aussitôt dans les bras de Morphée.


Étape n°2 : Ceillac – Saint-Véran

  • Distance : 13,3 km ;
  • Dénivelé positif : 1199 m ;
  • Dénivelé négatif : 812 m ;
  • Temps : 6h14 arrêts compris ;

Debout 7 heure, pour se préparer avant le petit déjeuner programmé par le gîte à 7h30. Une fois avalé, nous endossons nos sacs et chaussons nos bottes (comme dit John, notre Californien préféré) et nous voilà parti pour une nouvelle étape vers Saint-Véran.

Un dernier regard vers ces Cairns originaux et nous voilà sur le sentier qui mène au col des Estronques. La montée se fait en premier lieu dans une belle forêt de mélèzes. Puis, une fois sortie de la vallée, on attaque par le flanc une partie d’alpage, où les sommets environnants se dévoilent petit à petit. Arrivé au col, pour profiter longtemps du magnifique paysage sur les deux versants, nous faisons une pose restauration.

Passage du col des Estronques (2651 m)

Puis, c’est la descente vers la vallée de l’Aigue Blanche, avant de remonter sur Saint-Véran où notre hébergement nous attend. Lors de l’arrivée en fond de vallée, Saint-Véran et notre hôtel, nous semble encore bien haut ! Et c’est dans la chaleur de midi que nous atteignons notre hôtel, heureux de conclure cette belle étape.

Une fois installé, nous en profitons pour, aller faire quelques courses afin de refaire le plein de vivres et de visiter ce très joli village de montagne qui est au passage, le plus haut d’Europe. L’hôtel du Grand Tétras est, quant à lui, confortable et accueillant. Nous y passerons une très bonne soirée et une excellente nuit. Par contre, ce village hors saison est tellement isolé qu’il est impossible de boire un verre dans un café. À 18h tout est fermé 🙁.


Étape n°3 : Saint-Véran – refuge Agnel

  • Distance : 13,7 km ;
  • Dénivelé positif : 1063 m ;
  • Dénivelé négatif : 429 m ;
  • Temps : 6h18 arrêts compris

Ce matin nous partons immédiatement après notre petit déjeuner avalé à la première heure. Quand je dis avalons, surtout les deux autres. Car pour moi ce matin rien ne passe… On dirait que l’excellent et copieux Whisky de la veille à laisser quelques traces…Un bon café fera l’affaire. Nous chargeons les sacs et traversons Saint-Véran, pour nous enfoncer dans le fond de la vallée, à la sortie du village. Là c’est, de part et d’autre de la piste, un concert de cri et un dédale de marmottes toutes plus agitées les unes que les autres ! Elles gambadent bruyamment en toute quiétude sur l’ensemble des prairies de ce fond de vallée. À n’en pas douter, si vous voulez rencontrer à coup sûr des marmottes, le fond de la vallée de Saint-Véran est le bon endroit ! Nous en profitons un moment avec plaisir puis, nous reprenons notre route en pente douce jusqu’au fond de la combe.

Ensuite, le sentier monte sur le flanc gauche de la montagne à travers de magnifiques alpages où un énorme troupeau de moutons (plus de 1000) déambule paisiblement.

La pente se redresse, l’approche du col se fait sentir ! Après quelques minutes d’un dernier effort, nous arrivons au col de Chamoussière qui offre une vue splendide sur toute la vallée de l’Aigue Agnel, le Pain de Sucre et le massif du Viso.

Nous faisons une longue halte sur ce large col afin de profiter de ce sublime paysage qui nous est offert en cette belle journée ensoleillée. C’est à mon sens l’endroit le plus ̎ haute montagne ̎ du parcours.

Vue sur le Pain de Sucre et sur le Mont Viso à droite depuis le col de Chamoussière

La descente se fait dans une ambiance très minérale de roches noires basaltiques. À l’approche du refuge Agnel en contrebas, les marmottes nous accueillent à nouveau par leurs cris stridents caractéristiques. Décidément, qu’elles sont belles ces boules de poils !

Le refuge est placé au pied du col du même nom en contrebas du flanc ouest du Pain de Sucre. Sommet qui nous fait rêver depuis quelques mois et que nous avons prévu de gravir le lendemain.

Au refuge, les gardiens sont accueillants et nous discutons avec eux de notre projet d’ascension du lendemain. Ils nous recommandent de passer par le col Vieux et d’y laisser les sacs afin de monter plus facilement les dalles de l’arrête sommitale. Convaincus, nous retenons cette option pour le programme du lendemain et abandonnons l’idée de la boucle passant par l’arrête.

La soirée est agréable avec un très joli coucher de soleil pour la ponctuer. Dès le soleil couché, il est temps d’aller au lit car une longue étape nous attend le lendemain avec ce magnifique sommet qui nous attire comme un aimant par sa majesté.


Étape n°4 : Refuge Agnel – L’Échalp (par le Pain de Sucre)

  • Distance : 14,8 km ;
  • Dénivelé positif : 760 m ;
  • Dénivelé négatif : 1572 m ;
  • Temps : 7h34 arrêts compris ;

Dès le réveil un premier regard sur le temps. Pas un nuage, on dirait que c’est parti pour une belle journée !

Une fois les sacs bouclés nous attendons l’ouverture de la salle à manger pour prendre notre petit déjeuner. Nous l’avalons rapidement puis, nous nous mettons en marche derrière le refuge en direction du col Vieux. Il est huit heures. La montée se fait dans une pente herbeuse d’alpage jusqu’au col. Des ouvriers s’attellent à baliser les sentiers et à rendre la repousse de la végétation possible. En effet, en ce lieu l’érosion due aux passages est très importante et l’action semble vraiment indispensable pour régénérer la flore malmenée.

Après un peu moins d’une heure de marche, nous arrivons au col Vieux. C’est là que nous laisserons nos sacs pour gravir le Pain de Sucre. Le récit de l’ascension au Pain de sucre est à lire dans cet article :

….Suite de l’étape à partir du col vieux après avoir vaincu le Pain de Sucre. 😊

C’est avec des images encore plein les yeux que nous réorganisons nos sacs, après cette très belle ascension du Pain de Sucre. Après une petite collation, nous repartons tranquillement en direction du lac Foréant. Dès lors, la descente se fait au départ dans des pierriers puis, petit à petit, la pente devient herbeuse. Nous nous arrêtons sur les bords du lac afin de profiter de ce magnifique endroit pour nous restaurer. Là, nous observons sur la paroi d’en face sous la Taillante, des grimpeurs. Ils sont en train de franchir, en traversée, une dalle qui semble bien lisse.  Leur progression nous parait lente. Mais à cette distance, l’impression peut être trompeuse. Nous les laissons à leur aventure et nous reprenons la nôtre en direction du second lac en contrebas. Le lac d’Égorgéou. En chemin, nous croisons un aussi gros troupeau que la veille, accompagné d’un jeune berger. Nous fraternisons et échangeons un bon moment avant de reprendre notre descente. Difficilement au départ, car le troupeau a envahi le sentier…

Quelques cyclistes nous dépassent après avoir eux aussi rencontré quelques difficultés à contourner le troupeau. Puis, nous passons le long de ce très joli lac d’Égorgéou avant de basculer dans une belle descente qui serpente dans des forêts de mélèzes clairsemées de plateaux d’alpage.

C’est avec soulagement que nous arrivons vers 15h30 à l’Échalp dans un hébergement des plus agréable et aux hôtes, forts accueillants. Cette nuit, nous dormons au « Gîte 7 degrés Est ». Endroit, digne d’un hôtel !

Nous passons l’après-midi à nous ressourcer sur notre balcon ensoleillé en sirotant quelques breuvages régénérant (je ne préciserais pas lesquels 😊). L’après-midi et la soirée furent douces malgré la fraicheur du soir. Mais nous avons été réchauffés par nos hôtes qui ont mis le feu dans l’âtre. Après cette journée riche de hautes montagnes, c’est avec de magnifiques images dans la tête, que nous avons abordé notre confortable et salvatrice nuit.


Étape n°5 : L’Échalp – Abries

    • Distance : 16,1 km ;
    • Dénivelé positif : 1014 m ;
  • Dénivelé négatif : 1150 m ;
  • Temps : 6h57 arrêts compris ;

Après notre petit déjeuner, nous reprenons la route du petit pont que nous avions traversé la veille en arrivant. Il permet de rejoindre l’autre côté de la rivière où chemine de sentier vers le fond de la vallée. Nous suivons ainsi la rivière Le Guil jusqu’au hameau des Chardonnets où se situe un gîte-camping. Là, nous traversons à nouveau Le Guil par un pont avant de longer le hameau sur la route principale puis de prendre à droite pour monter derrière le cimetière militaire. Le sentier part alors dans une belle pente herbeuse d’alpage où la vue se dégage progressivement sur toute la vallée.

Après une montée un peu raide jusqu’à la crête de Peyra Plata, la pente s’adoucit par une grande traversée du versant qui amène à la crête de Gilly, puis au col, nommé Colette de Gilly. C’est un très beau parcours avec une vue splendide sur toutes les montagnes environnantes.

Panorama depuis les crêtes de Gilly sur le Bric Bouchet

À partir du Colette de Gilly, on part à droite pour descendre en direction d’Abriés. Ce contournement de montagne offre une très belle vue plongeante sur le fond de la vallée de Valpréveyre.

Peu à peu, le chemin s’enfonce dans la forêt et emprunte, de-ci de-là, quelques pistes forestières. On arrive ensuite au-dessus d’Abriés puis on rejoint notre confortable hébergement le gîte l’Edelweiss. Nous découvrons nos hôtes qui sont passionnés de montagne et qui sont venus s’installer ici afin de faciliter leur pratique, notamment l’hiver en ski de randonnée.

Abriés est un joli et dynamique village de montagne. De nombreuses décorations, réalisées en centre bourg, en témoignent.

À Abriès, un arbre décoré contraste avec l’histoire plus austère du lieu

Arrivés en début d’après-midi, nous en profitons pour nous balader et surtout pour déguster les  très bonnes glaces maison du chalet Lanza (à ne pas louper).

Le soir à table, nous faisons connaissance de Pierre et de son épouse Nicole qui viennent régulièrement dans la région pour randonner. Demain, comme nous, ils montent au lac du Grand Laus. Nous dînons, d’un excellent et copieux repas, à tel point que John, aura bien du mal à digérer tout cela pendant la nuit…Mais il parait que les américains ont du mal à digérer nos Diots ! Ceci explique peut-être cela 😊


Étape n°6 : Abries – Fonds Cervières

    • Distance : 15,2 km ;
  • Dénivelé positif :1134 m ;
  • Dénivelé négatif : 813 m ;
  • Temps : 7h29 arrêts compris ;

Au réveil, le soleil est toujours de la partie. Au déjeuner ce matin, nous avons la chance de terminer l’excellente tarte découverte la veille en fin de diner. Note hôte, le patron n’est autre qu’ancien pâtissier ! Ceci explique cela. Un pur régal ! Sauf pour John…Il termine la digestion de ses Diots 😊

Bon aller stop à la gourmandise, il est temps de reprendre le chemin !  Nous traversons le pont au pied du gîte (oui on traverse souvent des ponts en début d’étape 😉) et franchissons l’escalier (normalement interdit mais chut 😉) pour déboucher sur le départ du sentier. Nous rejoignons ensuite rapidement les infrastructures du chemin de croix, que nul ne peut ignorer en ce lieu ! Puis, nous longeons un bon moment la vallée sur une pente douce, avant de nous enfoncer dans une vallée étroite au fond de laquelle serpente le Malrif. Après avoir traversé cette rivière pour passer en rive droite, la pente s’accentue à l’approche du lac. Un randonneur croisé en chemin le qualifiera de « Mur Vertical Végétalisé » ! Cela semble un tantinet exagéré 😊. Cette montée sera celle des comiques. Outre le monsieur au MVV, on en croisera un autre ayant monté sa poche à eau à l’envers… Pas de doute, ici ne passent que ceux qui ont fait l’école des clowns ! 🤡

Enfin, c’est dans cette bonne humeur générale qu’on aboutit sur le plateau. Plateau qu’on devine dès le « MVV », avec une splendide vue sur ce lac aux couleurs, d’émeraudes…

Il est proche de midi, lorsque nous nous installons sur ses rives pour nous restaurer. Nos amis d’hier soir nous y rejoignent. Nous partageons ce moment puis, nous repartons vers le col du Petit Marlif afin de pouvoir basculer vers Fonds Cervières par une longue descente en pente assez douce en moyenne.

Le magnifique lac du Grand Laus. Certains viennent ici simplement à la journée pique-niquer.

Le paysage est sauvage et grandiose. Nous atteignons le refuge vers 15h. Au programme comme à chaque fin d’étape, douche, boissons et balades photos. Nous sommes surpris du monde attablé en terrasse. En fait, nous imaginions l’endroit sauvage et désert. Il n’en est rien ! Les anciens du coin affluent en ce lieu pour le plaisir de la convivialité autour d’un verre ou d’un jeu. Les boules et les cartes sont donc de la partie. À cette surprenante affluence, s’ajoutent des vaches en grand nombre !

Elles sont arrivées en troupeau au moment de notre arrivée et ont envahi l’espace tout autour du refuge. Elles sont superbes et nous les observons tranquillement. Pour une fois, c’est nous qui regardons passer les vaches ! 😊

L’hébergement, l’accueil et les repas sont d’un très bon niveau. Le gardien, en homme d’expérience est très efficace et s’arrange pour loger tout le monde en bonne intelligence. Il répartit les groupes dans des locaux différents. Il faut dire que le refuge semble être propriétaire de la majeure partie du hameau !

Par contre, mauvaise nouvelle. Le gardien nous apprend ce soir-là que le temps s’annonce mauvais pour le lendemain. Zut, nous revoyons donc nos plans. Nous ne ferons donc pas la variante du lac des Cordes. Nous préférons assurer cette déjà longue étape pour le retour à Château Queyras si possible avant les grosses pluies prévues dans l’après-midi.


Étape n°7 : Fonds Cervières – Château Queyras

  • Distance : 17,4 km ;
  • Dénivelé positif : 743 m ;
  • Dénivelé négatif : 1477 m ;
  • Temps : 6h46 arrêts compris ;

Ce matin, comme annoncé, le ciel est couvert et le vent de la partie. On dirait que la météo, pour une fois, ne s’est pas trompée. Nous nous dépêchons d’avaler nos petits déjeuners afin de partir au plus vite.

La montée se fait raide dès le départ et nous sommes rapidement contraints à tomber les surcouches. Ensuite, au passage de la barrière électrique, nous arrivons dans l’alpage où nous retrouvons un troupeau de vaches qui ressemble bien à celui que nous avions la veille au refuge. Les nuages, du gris au noirs, jouent à cache-cache avec le soleil. Ils nous offrent des éclairages de toute beauté à l’ambiance contrastée et menaçante !

La pente se raidie encore à l’approche du col. Juste avant d’y arriver, nous sommes contraint de sortir les Goretex car les gouttes commencent déjà à tomber.

Le climat est rude à cette altitude. La piquette au bout des doigts, nous franchissons le col de Péas sans trainer, pour redescendre au plus vite vers le village de Soulier.

La descente est très belle et le temps nos offre un répit. Nous finissons par arriver à Soulier sous le soleil (l’effet percée bleue sans doute 😊).

Nous réalisons que la fin de notre randonnée approche à grand pas !

Nous prenons un café au gîte qui nous accueille chaleureusement. Là deux options s’offrent à nous :

  • en laisser deux avec les sac et un redescend chercher la voiture à 5km par la route. Puis remonte chercher tout le monde,
  • descendre tous ensemble par le sentier qui passe par le lac de Roue puis qui rejoint Château Queyras à environ 7 km, par un bois en pente raide.

C’est très rapidement la seconde option qui est choisi unanimement. Nous voilà donc repartis. Néanmoins, dès notre arrivée au lac de Roue, la pluie nous rattrape. Elle ne nous quittera plus jusqu’à la fin de journée.

La descente dans le bois au-dessus de Château Queyras est jolie et nous arrivons à la voiture dans un temps record. Il faut dire que le climat ne génère pas une ambiance bucolique ! À peine sommes-nous arrivés, qu’il se met à pleuvoir à sceau !

Et voilà, la boucle est bouclée. Nous retrouvons notre voiture sur le petit parking à côté de la rivière. Nous étions partis sous le soleil.  L’arrivée se fait sous des trombes d’eau. On se réfugie directement sous la guinguette et nous nous réchauffons autour d’une belle part de crumble tiède. Finalement, ce n’est pas si mal comme fin de randonnée. Au moins, l’envie de rester s’estompe dans l’humidité 😉

Après quelques courses nous rejoignons notre hôtel confortable à la Ferme de l’Izoard. Et surtout sa piscine et son jacuzzi ! La fin d’après-midi est donc très agréable après cette dernière demi-journée mouvementée !

Cette randonnée nous a comblée. Tant par le climat que par la richesse des paysages de montagne. Mais avant tout par la qualité indéniable de l’accueil des locaux et de leurs hébergements dont la qualité est en moyenne plus élevée qu’ailleurs.

Alors si vous ne l’avez pas encore parcouru, vous savez ce qui vous reste à faire !


Quelques conseils pour réussir son GR58

    • Les périodes d’affluence sont juillet et août. Juin et septembre sont donc moins fréquentés.
  • Attention en juin à la neige qui peut compliquer certains passages en altitude. Une année il m’est arrivé d’être coincé au col de Chamoussière par la neige…
  • Réservez tôt si vous souhaitez des hébergements confortables. Notamment la Ferme de l’Izoard qui était complète même en septembre. Pour les autres hébergements en refuge c’est plus facile de trouver de la place au dernier moment dans ces périodes.
  • Attention à partir du 15 septembre beaucoup d’hébergements et de commerces ferment !
  • Pour ce qui concerne l’eau aucun souci, il est rare de passer plus de deux heures sans voir une source ou un point d’eau. Il n’est donc pas nécessaire de porter trop d’eau.
  • Coté nourriture pour les vivres de journée, chaque village possède une petite épicerie.
  • Partez léger.

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Merci et bonne rando 😉

Phil

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