Ascension du Pain de Sucre (3208 m)

Voilà une très belle ascension à ne pas manquer si vous passez dans ce massif. Elle offre en effet, une vue à nulle autre pareil sur le Viso est les montagnes environnantes. Ce Pain de Sucre et par ailleurs une très jolie montagne. Elle s’admire sous son meilleur profil, avec le Viso en perspective, depuis le col de Chamoussière.

Vue sur le Pain de Sucre et sur le Mont Viso à droite depuis le col de Chamoussière

Vue de ce col, cette montagne semble difficilement accessible. Les pentes y sont abruptes et minérales. De là, on se demande vraiment par où le sentier peut-il bien passer ? Mais les apparences sont parfois trompeuses et en l’occurrence, cette ascension, même si elle est un peu aérienne sur la partie sommitale, reste facile et accessible à tout randonneur entrainé.

Pour ma part, j’ai réalisé cette ascension au cours de ma randonnée itinérante autour du Queyras sur le GR58.

Choix de l’itinéraire

Deux itinéraires sont possibles pour réaliser l’ascension du Pain de sucre. Depuis le :

  1. col Agnel en longeant l’arrête ouest,
  2. refuge Agnel en passant par le col Vieux et la pente nord du Pain de sucre.

Par beau temps, les deux itinéraires sont faisables par des randonneurs aguerris. Néanmoins l’itinéraire par l’arrête ouest est un peu plus délicat, car il monte sur des dalles de schiste qui sont plus difficiles et plus aériennes à franchir.

Par ailleurs, l’itinéraire par le col Vieux, qui se fait en aller-retour, permet de laisser les sacs au col. Ce qui est fort appréciable pour des randonneurs itinérants qui ont un gros sac !

C’est cette seconde option que nous avons retenue conforté dans notre choix par la discussion que nous avons eu la veille au soir, avec le gardien du refuge Agnel, où nous avons passé la nuit.

Itinéraire par le col Vieux

    • Distance (Al/Rt) : 6,8 km ;
    • Dénivelé positif : 684 m ;
    • Dénivelé négatif : 684 m ;
    • Temps : 4h30 arrêts compris :
      • 1h du refuge Agnel au col Vieux
      • 1h du col Vieux au sommet
      • 1/2H au sommet
      • 1h du sommet au col Vieux
      • 1h du col Vieux au refuge Agnel

La carte

Le profil altimétrique

Profil altimétrique Pain de Sucre

La trace GPS

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Il est à noter que la trace s’arrête au col Vieux à la descente car nous avons poursuivit le GR58 en direction de l’Echalp

Stationnement

Pour ceux qui souhaitent partir du refuge Agnel, un parking juste à côté, permet de laisser sans difficulté sa voiture.

Au départ on voit en face le col de Chamoussière, en contrebas le refuge Agnel et son petit parking au creux du lacet de la route

La montée

Après avoir passé la nuit au refuge Agnel, nous avons gravis le col Vieux en environ une heure en suivant les traces rouge et blanche du GR 58. Pendant la montée de nombreuses marmottes ont détallé à notre approche. Parfois certaines plus débonnaires nous regardaient simplement passer…Puis une fois arrivée au col nous avons obliqué sur la droite. Ceci jusqu’à un petit ressaut rocheux où nous avons laissé nos sacs, hors de la vue du sentier principal.

Ainsi allégé, nous avons abordée cette montée dans un nouveau souffle. Très rapidement le paysage devient exclusivement minéral. La première partie de la montée se fait par un sentier qui circule sur la pente ouest en direction de l’arête sud du Pain de Sucre.

Mais attention, il ne faut pas aller jusqu’à l’arête. Certains se trompent à cet endroit car des cairns peuvent induire en erreur. Il faut donc être vigilant afin de ne pas louper le petit sentier de cailloux qui oblique sur la gauche pour monter en serpentant jusque sous la face rocheuse Nord du Pain de sucre. Des traces de peinture rouge, balisent l’itinéraire par la voie normale, en face nord.

Si vous allez jusqu’à l’arrête sud vous serez alors sur le second itinéraire d’accès. Celui qui vient du col Agnel. Sur cet itinéraire, la montée se fait le long de l’arête sur des dalles de lauze qui sont plus délicates à gravir. Notamment, si le temps est humide. Ce parcours est également à déconseiller aux personnes sensibles au vertige.

Le versant nord du Pain de Sucre où serpente le sentier de montée au sommet

Si on a pris le bon chemin par la pente Nord, la montée se fait facilement. Une fois passé le dernier grand lacet qui monte de façon évidente dans le pierrier, le sommet n’est plus très loin. Le sentier circule alors dans une pente plus raide et rejoint en lacets serrés l’arête, juste sous le sommet. Il faut alors franchir quelques dalles. Oui les mains peuvent parfois aider 😊 . Puis trsè rapidement, on se retrouve au sommet.

La montée s’accentue à l’approche du sommet mais le sentier reste roulant !

Pendant la montée, nous avons été rattrapés par Béatrice, une jeune et sympathique randonneuse solitaire qui par prudence a fini l’ascension en notre compagnie. Nous l’avons ensuite retrouvée, les jours suivants, au gré de nos arrêts respectifs. Une des très belles rencontres de notre GR58 ! Béatrice on t’embrasse !

Au sommet du Pain de Sucre

Ce sommet, en fait, ressemble plus à une arête qu’à un sommet pointu. Néanmoins la prudence restera de mise, car le sommet n’est pas bien large et le vide est partout autour présent. Les personnes sensibles au vertige devront donc encore faire quelques efforts afin de maîtriser leur appréhension pour admirer le fabuleux paysage ainsi offert à 360°.

Le sommet du Pain de Sucre est en fait une longue arête avec le vide de part et d’autre…

On voit à l’Est, très distinctement, le Viso. Également, les traditionnels nuages qui, chaque jour, montent de la plaine du Pô pour se coincer sur les flancs Italiens des massifs environnants.

Depuis le sommet on contemple le Viso (au fond à gauche) et les nuages qui commencent à monter de la vallée du Pôt

Après avoir admirer le paysage pendant plus d’une demi-heure, diable que le temps passe vite ! La raison à repris le dessus et nous avons décidé d’entamer la descente ! En effet, la journée était loin d’être terminée car une longue étape (en descente) nous attendait pour arriver à l’Échalp.

Depuis le sommet du Pain de Sucre, une vue imprenable sur le lac Foréant et les crêtes de la Taillante à droite

La descente

Celle-ci étant toujours la partie la plus dangereuse, nous l’avons entreprise avec douceur et prudence par le même chemin qu’à l’aller.

À la descente la vue est splendide sur les vallées depuis le col de Chamoussière jusqu’aux magnifiques crêtes de la Taillante à droite

Après une petite heure de descente nous avons retrouvé nos sacs en bonne place, tels que nous les avions laissés à l’aller. Puis, nous avons continué notre périple, en direction du lac Foréant.

Pour lire la suite de notre périple autour du Queyras, c’est par ici !

Pour ceux qui souhaitent réaliser le Pain de Sucre en aller-retour depuis le refuge Agnel, il suffira à la redescente de continuer en suivant les panneaux et le balisage rouge-blanc du GR jusqu’au parking du refuge.

Nota : Il peut même être fort agréable de se rendre sur ce sommet pour assister au lever ou au coucher du soleil. Mais dans ce cas, il faut que les conditions climatiques soient de la partie !

Coucher de soleil sur le Pain de Sucre depuis le refuge Agnel

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