GR20 | Carnet de randonnée

En 2017, j’ai enfin réalisé cette traversée que je rêvais de faire depuis des années. Je l’ai préparé de longue date et je souhaitais la faire de façon sportive et surtout montagnarde, en gravissant tous les sommets qui sont à proximité du GR20, en choisissant toutes les variantes alpines et en réduisant la durée de parcours (prévu normalement en 16 jours) afin de tenir le tout en deux semaines maximum (congés obligent). J’ai réussi à accomplir ce programme avec bonheur, grâce à la météo favorable de ces quinze derniers jours de juin 2017. De plus, le plaisir a été d’autant plus grand, que je l’ai partagé avec mon ami Michel, qui a été un formidable compagnon de route.

Cet article est consacré à mon carnet de randonnée qui décrit, étape après étape, notre parcours et nos “aventures”.

En complément et afin de vous faire partager mon expérience, j’ai rédigé un autre article, dans lequel j’ai regroupé les conseils qui me semblent les plus pertinents pour que vous puissiez préparer efficacement votre parcours sur ce majestueux GR20.


Au pied de cet article, vous trouverez un lien qui vous permet de le télécharger au format PDF 😉


Pourquoi choisir le sens sud-nord ?

  • pour avoir le soleil dans le dos en marchant (et pas dans les yeux 🙂) c’est mieux pour la photo 📸,
  • pour avoir plus de progressivité dans la marche car le sud est un peu moins abrupte au départ que la partie nord.

Le programme, des sommets réalisés, a été le suivant du sud au nord

  • 1/ Les aiguilles de Bavella (1850 m),
  • 2/ Le Monte Incudine (2134 m),
  • 3/ Le Monte Renoso (2352 m),
  • 4/ Le Monte d’Oro (2389 m),
  • 5/ La pointe de Pinzi Corbini (1989 m)
  • 6/ La brèche de Capitello (2200 m)
  • 7/ Paglia Orba (2525 m)
  • 8/ Le Monte Cinto (2706 m)

Synthèse du parcours réalisé

Les étapes de mon GR20

Les traces GPS de toutes les étapes

Téléchargez le fichier GPX du parcours étape par étape

Sommaire des étapes du GR20 sens sud-nord


Mes choix d’organisation logistique

Après la lecture des nombreux commentaires sur les forums, le constat était clair, les refuges et les gites sont infestés de punaises de lit. Ce que j’ai malheureusement pu constater ensuite de visu sur place !

En conséquence, j’avais pris la décision, malgré le poids supplémentaire que cela engendre, de prendre mon propre matériel de bivouac (tente, sac de couchage et matelas).

Par contre, si ça génère un inconvénient pondéral, cela offre la liberté de n’avoir pas à réserver les hébergements sur le parcours et ainsi de pouvoir s’adapter aux conditions du moment. En effet, sur quinze jours de randonnée, il sera bien rare de ne pas rencontrer d’aléas. des conditions climatiques qui peuvent parfois rendre un passage impossible ou bien une méforme physique temporaire (ampoules 😪).

Ce parcours a donc été réalisé en semi autonomie. C’est-à-dire avec le matériel de bivouac à porter, mais chaque soir les repas sont pris au refuge. Pour les repas du midi, nous achetions du fromage et de la charcuterie dans les bergeries.

Remarques : je recommande néanmoins :

  • d’arriver avant 17h30 à l’étape afin de réserver le repas du soir, et d’avoir un emplacement de bivouac le plus plat possible,
  • d’avoir au moins un repas lyophilisé d’avance et quelques vivres à la journée, par sécurité.

Les refuges sont équipés de réchauds qui vous permettrons notamment de préparer le café du matin afin de démarrer vers 4h30-5h au plus tard ! Attention, dans certains refuges, les casseroles ne sont accessibles que sur demande, la veille au soir.

Pour ce qui est du réseau téléphonique sur le GR20, on peut dire qu’on ne capte pas partout, loin de là ! Néanmoins, à chaque étape on croise des zones de couverture. Il est facile de les trouver car c’est toujours là que les randonneurs s’agglutinent 🤣. Par ailleurs, la recharge est rare ou payante. Je vous recommande donc de prendre une batterie solaire en complément. En corse, le soleil ne manque jamais bien longtemps !

Pour tout savoir sur le matériel que j’ai utilisé


Voyage de Paris à Figari puis à CONCA

De nombreux vols permettent de rejoindre Figari. Ensuite sur place, il faut trouver la bonne solution pour rejoindre le départ du GR20 à Conca. Plusieurs possibilités existent :

Pour ma part, dans l’avion nous nous nous étions regroupés avec d’autres randonneurs et nous avions pris un taxi jusqu’à Porto-Vecchio où nous avions pris la navette pour le camping de la Tonnelle. Le trajet nous était ainsi revenu à environ 30€ par personne.

Des passagers sur le tarmac embarquent dans l'A320 d'Air Corsica


Récit de cette première journée

Nous sommes heureux d’entrer dans le vif du sujet de ce projet, lors de notre arrivée à l’aéroport d’Orly. Néanmoins, la queue pour l’embarquement est longue et nous allons y passer un bon moment pour enregistrer nos bagages car les tapis ne fonctionnent pas correctement (Ils font l’objet d’une guerre entre compagnies…). Nous finissons par embarquer dans l’avion à la dernière minute en courant au travers de l’aérogare et le vol part avec une bonne heure de retard…. Bon ou mauvais présage ? Mais nous ne sommes pas superstitieux ;-).

Durant le vol un certain Eric de Fontainebleau nous aborde. Il souhaite se grouper avec nous pour le transfert entre Figari et Conca. Nous nous retrouvons à l’extérieur de l’aéroport sur le quai des taxis où un homme, qui semble l’organisateur des transferts, nous accueille. Nous «cueille» devrais-je dire ! Il nous interpelle en nous demandant si nous allons à Conca. Nos sacs et nos chaussures, nous ont trahis ! Puis, il nous organise par téléphone, taxi et navette jusqu’à destination. Merci l’ami !

Nous partagerons donc un taxi jusqu’à Porto-Vecchio. De là nous repartirons après une vingtaine de minutes d’attente avec la navette du Gîte la Tonnelle pour Conca.

Après ce jour, nous ne reverrons plus Éric. Il nous enverra un texto une semaine plus tard, indiquant « GR20 terminé retour Paris »…. Le moins qu’on puisse dire est qu’il devait être pressé, mais je ne suis pas certain qu’il ait eu le temps d’apprécier à son juste niveau, ce magnifique parcours…

La nuit au camping de la Tonnelle à Conca se déroule encore sous de mauvais hospices ! Décidément cette journée mal embouchée, perdure jusqu’au bout ! Chaleur lourde et “musique” assourdissante jusqu’à trois heures du matin 😡 ! Heureusement, les moustiques, au moins, nous épargnent ;-).

Avec le recul et les discussions avec les GR20 tistes, il semble que ce gîte soit un coutumier du fait. Il peut donc être judicieux d’éviter de camper en ce lieu afin de privilégier une nuit plus salvatrice…

Le terrain de camping de la Tonnelle à Conca
Le camping de la Tonnelle. Attention à la musique tard dans la nuit…

GR20 Étape N°1 de Conca à Bavella

La carte étape 1

carte topo de l'étape 1 du GR20 sens sud nord

Profil de parcours étape 1

Dénivelé : +1641 m; -674 m; Distance : 18,3 km; Durée : 8h25
Étape un peu plus longue que la normale car on dépasse I Paliari pour aller jusqu’à Bavella

Récit de l’étape 1

Il est 5h lorsque sonne le réveil ! Ouille ! Que c’est dur de ce lever après une telle nuit !

Premier pliage de tente, bouclage du sac et direction le petit déjeuner préparé par le gîte. Une fois les quelques tartines englouties avec un café, nous voilà plus que jamais motivé à faire enfin nos premiers pas sur le GR20.

Une balance de grand format est présente dans la salle dévolue au petit déjeuner et nous pesons nos sacs. Pour Michel, c’est 14 kg et pour moi c’est 17 kg, tous pleins faits !

Il est 6h15, cette fois ça y est, c’est vraiment parti !

L’étape est jolie avec peu de monde dans un sens comme dans l’autre. La chaleur se fait de plus en plus sentir en avançant dans la journée, à tel point que lorsque nous arrivons au refuge d’I Paliri, notre seule idée est de trouver de l’eau ! Nous nous dirigeons directement vers la source où nous engloutissons de l’eau fraîche à satiété ! C’est midi, nous en profitons pour faire la pose restauration.

Puis, nous terminons l’étape pour arriver à Bavella, comme prévu.

randonneuses sur des dalles de rocher du GR20
Nous croisons ses randonneuses qui terminent probablement leur GR20. Elles sembles prendre le temps de savourer chaque pas !

Hébergement étape 1

Attention à Bavella il n’y a aucune possibilité officielle de planter la tente. Il faut donc réserver un hébergement. J’ai choisi l’Auberge du col de Bavella  20124 Zonza 04 95 72 09 87 auberge-bavella@wanadoo.fr ; http://www.auberge-bavella.com/
Cet hébergement est très confortable, avec un très bon accueil. Le restaurant le soir, est d’un excellent niveau avec au menu, la gastronomie locale. Je recommande vraiment cet hébergement ! Attention il est prudent de réserver.

la devanture de l'Auberge du Col de Bavella
L’Auberge du Col de Bavella

Difficultés étape 1

Cette étape permet la mise en jambe et le calage de l’organisation et des rythmes. Elle ne présente pas de difficulté particulière si ce n’est la chaleur qui, à cette altitude faible, peut être importante.

Nota : Il vaut mieux ne pas se baigner dans les premières vasques en partant de Conca, car elles seraient contaminées par un parasite potentiellement dangereux…


GR20 Étape N°2 de Bavella au refuge de Maltaza

La carte étape 2

Carte topo de l'étape 2 du GR20 sens sud-nord

Profil de parcours étape 2

Dénivelé : +1688 m; -1402 m; Distance : 19,2 km; Durée : 11h19
On double l’étape en passant par deux variantes, les Aiguilles de Bavella et le Monté Incudine

Récit de l’étape 2

Aujourd’hui nous nous levons à 4h30, car nous partons pour notre première grosse étape. Au programme de la journée, la variante par les aiguilles de Bavella, enchaînée avec la variante du Monté Incudine (2134 m) juste après le refuge d’Asinau.

Le petit déjeuner est avalé à la lumière de la lampe frontale (car Bavella est alimenté par un groupe électrogène qui est donc coupé entre 23h et 8h du matin !). Une fois les sacs bouclés, nous entamons la monté vers les aiguilles, dans un paysage minéral magnifique.

Nous sommes seuls dans cette variante au lever du jour, qui nous offre un éclairage aux couleurs chaudes et rougeoyantes. En conséquence, nous apprécions pleinement cette première étape, par l’ambiance haute montagne qu’elle nous offre. Ainsi, nous vivons là nos premiers passages rocheux où les mains sont pour le moins bien utiles ! Après le sommet des aiguilles nous redescendons vers la vallée puis nous remontons vers le refuge d’Asinau où nous faisons une pause restauration. J’aurai grand plaisir à échanger avec le jovial gardien, qui se définit lui-même comme un « gardien de tentes » (et non de refuge). L’homme conserve son humour malgré cette situation dégradée depuis 2015 où le refuge a brûlé. Depuis lors, des tentes provisoires ont été mises en place, mais ce provisoire dure. Le PNRC ne semble vraiment pas pressé de reconstruire le refuge.

Le gardien nous explique au passage l’origine de nom Incudine qui veut dire « enclume » en Corse et nous désigne le marteau, un rocher caractéristique sur la crête qui surplombe le refuge.

Nous voilà reparti pour ce sommet dans la chaleur du début d’après-midi. Mais lorsqu’on arrive sur la crête  on peut enfin s’exclamer « Ah un peu d’air ! ». Nous profitons un bon moment des paysages depuis le sommet avant d’entreprendre la descente vers le refuge de Maltalza.

Une petite erreur d’attention en fin de parcours nous oblige à corriger la trajectoire en hors-piste à travers un maquis, heureusement peu dense ! Merci le GPS !

À l’arrivée au refuge, nous sommes accueillis par notre première truie débonnaire qui ne fait même pas attention à nous…

Le soir le repas est très léger et composé d’un plat unique avec du pain (viande bouillie, trois quatre morceaux, avec des pommes de terre et des carottes). Le repas aura été juste rassasiant, mais pas très qualitatif, ni gustatif… Il était servi dans une espèce de plateau type aviation, qui n’était pas très agréable et semblait pour le moins décalé par rapport à l’ambiance générale du lieu. Ni fruit, ni dessert pour terminer. Cette fin de repas, me semblera pour le moins abrupte !

Après la chaleur intense de la journée, nous hésitons à monter le double toit de notre tente tellement il fait encore chaud. Mais finalement on se décide. Bien nous en a pris ! Car cette nuit restera comme une des plus froides du parcours ! À 2h du matin mon acolyte remet sa petite laine et moi je n’y consens malheureusement qu’à 4h du matin…. Mon nez s’en souviendra quelques temps 😉

Les Aiguilles de Bavella le matin au lever du soleil

Hébergement étape 2

Refuge de Maltaza http://www.refugedematalza.com/  plateau du cuscionu 20132 zicavo,

email: matalza.julien@orange.fr | 06.89.30.90.43
l’aire de bivouac est plate et confortable. Le repas (sans réservation) est consistant mais avec un seul plat unique sans entrée ni désert.

Le refuge de Maltaza

Alternatives :

Avant : Les bergeries de Croce 06 75 49 60 59 et 09 82 12 33 10

Après : Les bergeries de Bassetta 06 27 25 95 33 reservation@bergeriedebassetta.fr

Difficultés étape 2

La variante par les aiguilles de Bavella est de toute beauté. Attention néanmoins, à bien suivre les traces surtout sur la partie sommitale. Un seul passage pose une difficulté mais il est équipé avec une chaîne et généralement les randonneurs positionnent des pierres en partie basse du passage pour faciliter le dernier pas. Il n’y a rien de vraiment difficile, mais avec un sac lourd il faut faire attention.

Le passage délicat des Aiguilles de Bavella. Des pierres ont été mises en place afin d’en faciliter le dernier pas.

La seconde variante par le Monte Incudine est vraiment très jolie. Elle ne présente pas de difficulté, si ce n’est la pente. En effet, la dernière montée avant l’arrête sommitale est assez raide mais elle ne présente aucun danger particulier.


GR20 Étape N°3 du refuge de Maltaza au refuge de Prati

La carte étape 3

Carte topo de l'étape 3 du GR20 sens sud-nord

Profil de parcours étape 3

Dénivelé : +1710 m; -1269 m; Distance : 22,6 km; Durée : 12h01
On double l’étape avec passage par les crêtes.

Récit de l’étape 3

Réveil à 4h30, car nous partons pour deux étapes classiques du GR20. Passage par les crêtes pour atteindre le refuge d’Usciolu puis celui de Prati. Sur la première partie, la vue est magnifique. En effet, le sentier circule sur la crête et on aperçoit ainsi la mer des deux côtés à l’Est et à L’Ouest. Nous avons encore de la chance pour le climat. Le ciel est dégagé malgré quelques brumes de chaleur résiduelles.

Le midi nous ferons une halte au refuge d’Usciolu pour nous restaurer. Il fait chaud, très chaud même pour cette altitude. Nous buvons copieusement et nous refaisons les pleins en prévision de la suite.

Après une bonne pose salvatrice, nous entamons la seconde étape de la journée. Mais avec cette chaleur, elle se révèlera laborieuse. En effet, ce tronçon offre de nombreux passages en rocher à travers le maquis et le sentier se fait très rare. Nous mettrons donc plus de temps que prévu pour franchir ce tronçon. Néanmoins, les paysages parcourus resteront splendides. À cette altitude, nous rencontrerons encore quelques névés, qui se franchiront sans difficulté.

Nous finirons cette étape dans un effort intense, surtout la dernière heure qui nous semble en faire plusieurs ! La chaleur et le dénivelé permanent de cette longue étape auront eu raison de nos forces physiques. Nous arriverons à 18h à Prati rincés de fatigue, mais ravis et comblés des magnifiques paysages de montagne dans lesquels nous avons évolué toute la journée.

L’accueil au refuge est néanmoins très mitigé… Michel se fait envoyer balader par le gardien qui lui indique qu’il ne peut pas nous accepter au repas du soir. Il est complet ! Mon ami revient vers moi avec une tête qui en dit long sur son dépit ! En effet, le refuge et bondé de monde et les tentes se comptent par dizaines.

Bien décidé à faire ce qu’il faut pour que nous retrouvions nos forces et le moral d’acier qui va avec, je retourne voir le gardien. Après quelques palabres, je lui achète du saucisson, du fromage et des friandises et deux Piétra, afin de décompresser… Nous avons donc assuré le repas du soir après beaucoup de patience autour de l’unique réchaud du refuge pour obtenir l’eau chaude nécessaire à la préparation de nos lyophilisés.  Heureusement que nous les avions emportés en secours !

Ce soir-là, pas de douche ! La queue incroyablement longue aura raison de notre détermination. Nous nous écartons de la foule pour planter notre tente un peu plus loin. Ceci afin d’éviter d’être dans les circuits d’aller-retour permanent de ceux qui vont aux sanitaires. Notre toilette sera réalisée grâce aux lingettes de secours prudemment emportées. Elles nous permettent ainsi un décrassage de fortune, avant d’aller nous coucher.

Pendant notre diner, de nombreux animaux tournent autour de nous à tel point que nous nous demandons si les cochons et les chevaux environnants vont nous laisser tranquille pendant la nuit…

Finalement, ils seront bien sages !  Nous passerons donc en ce lieu une très bonne nuit réparatrice.

Hébergement étape 3

Refuge de PRATI. http://reserver.sitecresa.fr/parcnaturel-prati 
Téléphone : +33 (0)4 95 51 79 00 / +33 (0)4 95 51 79 10 (lundi au vendredi)
Email : centrale@pnr.corsica
Une très belle aire de bivouac se situe tout autour du refuge. Le repas du soir est normalement possible, mais pas pour nous ce soir-là 😫

Le refuge Prati

Difficultés étape 3

Par beau temps, il n’y a pas de difficulté sur cette étape. Néanmoins, en cas de mauvais temps, attention à la dernière montée avant le refuge Prati car elle passe par de nombreux passages rocheux. Ce qui peut rendre leur franchissement délicat.


GR20 Étape N°4 du refuge de Prati au refuge E Capannelle

La carte étape 4

Profil de parcours étape 4

Dénivelé : +1357 m; -1534 m; Distance : 22,3 km; Durée : 10h39
Par la variante du Monté Renoso

Récit de l’étape 4

Ce matin-là à Prati, le lever de soleil sur la mer au loin, fut un des plus somptueux du parcours !

Levé à 4h30 comme d’habitude, car il s’agit encore d’une grosse étape. En effet, nous passons par la variante du Monté Renoso (2352 m).

Lever de soleil au refuge de Prati

Nous entamons la descente depuis Prati vers 5h45 après avoir plié notre tente et pris un léger encas. Le problème d’affluence nous avait découragé à l’idée de recommencer l’attente de la veille, pour quelques centilitres d’eau chaude…

Lors de la descente, le sentier entre progressivement dans une forêt pour arriver en fond de vallée au refuge San Pietro di Verde. Là, un couple de jeunes nous accueille chaleureusement pour un petit déjeuner, qui restera comme le meilleur du parcours.

Je recommande chaudement cet endroit pour y faire étape ! L’accueil y est exceptionnel et le cadre splendide. Ce lieu, me semble vraiment une alternative intéressante à l’affluence du refuge Prati. Néanmoins, il faut ne pas avoir doublé l’étape, pour arriver jusque-là en bonne forme…

Après ce magistral petit déjeuner, nous repartons dans la forêt sur le tracé du GR20 jusqu’à la jonction, qui nous permet de prendre la variante (à gauche) vers le Mt Renoso. Progressivement, nous sortons du bois puis nous arrivons sur un plateau où une petite rivière coule au milieu des Pozzines. Ce lieu est franchement magnifique. Il sera le cadre de notre pose restauration de midi. Nous y déjeunerons avec les pieds dans l’eau et les fesses dans la mousse. C’était d’un raffinement total ! Un pur Kiffe !

Puis, après une bonne pose, ainsi ravigotés, nous attaquons la dernière partie de la montée dans un chemin très peu fréquenté. Le marquage est quasiment inexistant et il faut une grande vigilance pour ne pas s’égarer. Après quelques hésitations, nous finissons finalement par arriver au sommet de cette magnifique montagne. La monté déventée a été très chaude et nous apprécions le courant d’air rafraîchissant de la crête sommitale.

Sommet du Monté Renoso

Nous profitons du lieu et de sa vue un bon moment, puis c’est à nouveau la descente en direction du refuge. Le lac de Bastani nous tend alors ses rivages et surtout son eau turquoise bordée de neige.

À chaque pas, nous sentons son attraction s’amplifier. À tel point, que nous finissons par y céder. Nous décidons d’obliquer par le sentier qui passe à proximité afin d’aller voir de plus près si une baignade peut s’envisager. Puis, au cours de la descente, nous apercevons deux amis GR20tistes Belges qui ont tombé les vêtements et qui s’y baignent.  Plus de doute, nous accélérons le pas et en quelques minutes nous sommes à l’eau en plein bonheur ! Même si l’eau reste fraiche, nous apprécions pleinement ce moment de fraicheur intense qui contraste avec la chaleur permanente qui règne sur le GR20. Après cet intermède détente, nous reprendrons notre descente vers E Campanelle où nous arriverons vers 16h30.

Lac de Bastani

Michel estime à l’arrivée que c’est, à ce stade du parcours, sa journée préférée ! Effectivement, elle restera dans nos mémoires comme une des très belles étapes !

Nous apprécierons vraiment E Capannelle à l’accueil attentionné. Nous avions planté la tente sur le petit terrain qui se situe au-dessus des petites maisons qui bordent le refuge. Pour trouver un emplacement de bivouac, Il ne faut pas s’arrêter aux abords immédiats du refuge, mais aller un peu plus loin. Cela permet de trouver du terrain plat et de la tranquillité. On se rendra compte également le lendemain que sur les abords de l’ancien refuge qui est situé à quelques minutes après le départ, on peut également trouver des espaces plats pour le bivouac. Voir même, dormir dans l’ancien tout petit refuge.

Le refuge E Capannelle est également un très bon restaurant. Nous y dînerons copieusement et avec une nourriture excellente. Par ailleurs, comble du luxe sur le GR20 nous aurons accès aux douches chaudes ! Sauf pour Michel qui s’était précipité dans les douches froides à l’extérieur, ignorant qu’il y en avait des chaudes à l’intérieur 😄).

Hébergement étape 4

Bivouac au Refuge E Capannelle qui s’appelle également « Gite U Fugone ». http://gite-u-fugone.com/
Le gîte: 04 95 57 01 81 ; Régine: 06 83 26 82 62 ; Roger Philippe: 06 22 19 87 31; Laure: 06 19 03 41 57

Une excellente adresse du parcours !

Refuge E Capannelle avec ses zones de bivouac

Difficultés étape 4

Pas de difficulté sur ce parcours, sauf à la descente vers le lac de Bastani. En effet un “sentier” pique droit dessus et parfois on est plus dans de la désescalade que dans de la marche. Par beau temps, il n’y a pas de souci mais par de mauvaises conditions météo, je préconiserais par prudence, de prendre le sentier normal du GR20.


GR20 Étape N°5 du refuge de E Capannelle à Vizzavone

La carte étape 5

Profil de parcours étape 5

Dénivelé : +398 m; -1023 m; Distance : 14,5 km; Durée : 4h33
Fin de la zone sud du GR20

Récit de l’étape 5

C’est une petite étape, majoritairement en descente pour rejoindre Vizzavone qui nous attend ce jour-là. Nous prendrons donc le temps d’un vrai petit déjeuner, avant de partir pour la première fois, tardivement.

La descente se fait dans des forêts de pins laricio et leurs toisons nous offre une ombre bien appréciée en cette belle et chaude journée.

Nous arrivons vers midi à Vizzavone où nous commençons par chercher un hébergement. Nous n’avons pas envie de planter la tente et nous optons finalement pour le grand luxe de l’hôtel Vizzavona *** Nous y sommes accueillis avec gentillesse dans la dernière chambre à deux lits disponibles. Elle est magnifique et nous hésitons à y déposer nos affaires tant le lieu contraste avec nos habitudes du GR20.

Nous venons de terminer la partie sud du GR20 et nous l’avons réalisé dans le timing prévu et avec le climat idéal. Rien à dire, si ce n’est, qu’on est heureux d’avoir bouclé ce premier parcours comme prévu.

Nous consacrons cet après-midi off, majoritairement au farniente dans les chaises longues de l’hôtel. Car le tour de Vizzavone est très vite fait. C’est en fait, tout petit ! Nous sommes allés à la gare, où tout est centralisé, épicerie, café, restaurant, et retour à l’hôtel !

Cette étape restera dans nos mémoires comme un confort d’exception. Le repas du soir fut au standard de ce magnifique hôtel, raffiné ! Cette demi-journée de repos grand luxe nous aura fait le plus grand bien pour nous ressourcer avant d’attaquer les sommets nord de la Corse. Un seul regret, qu’une piscine ne nous est pas été offerte pour parfaire la détente 😊

La gare de Vizzavone. Les randonneurs arrivent ou repartent du sud ou du nord 😊

Hébergement étape 5

Bivouac au camping/refuge. Alternatives potentielles les Hôtels et pour le grand luxe c’est par ici  http://www.hotel-vizzavona.com/ Incontestablement notre meilleure adresse du parcours !

Difficultés étape 5

Aucune 😉


GR20 Étape N°6 de Vizzavone au refuge de l’Onda

La carte étape 6

Profil de parcours étape 6

Dénivelé : +1641 m; -1134 m; Distance : 13,1 km; Durée : 9h08
Variante du Monté d’Oro

Récit de l’étape 6

Ça y est ! C’est le début de l’attaque de la partie nord du GR20. On a alors l’impression d’entrer dans le vif du sujet. Comme à notre habitude, nous partons tôt et quittons le Vizzavona vers 5h. L’étape sera longue. Nous passerons par la très belle variante du Monté dOro (2389 m).

À la sortie de la forêt, le chemin se met à grimper presque verticalement dans une combe rocheuse où quelques névés semblent vouloir nous barrer la route. D’ailleurs, le GR20 est caché sous la neige. Après avoir contourné les névés, nous arrivons sous le sommet sans réelle difficulté. Attention néanmoins à ce passage qui, plus tôt dans la saison, peut très probablement se révéler délicat à franchir.

Passage délicat de la montée au Monté d’Oro

Pour atteindre le sommet du Monté d’Oru, sur les derniers mètres, il nous faut franchir quelques petits pas d’escalade faciles. Ils me permettent de vérifier les aptitudes de mon compagnon à passer dans ce type d’environnement en vue de l’ascension prévue plus tard de Paglia Orba (la plus belle montagne de Corse à mon sens 😎 ).

Ce Monté d’Oro est la première “ascension” de notre périple qui donne vraiment l’agréable sensation de la haute montagne. Nous avions fait toutes la montée seuls et Michel est déçu de ne pas arriver le premier au sommet. En effet, un groupe de jeunes, nous avait précédé depuis l’autre versant au nord… Nous échangeons cordialement nos expériences respectives, puis ils repartent. Nous restons donc un bon moment, seuls au sommet à contempler ce splendide paysage avec zénitude.

Zénitude au sommet du Monté d’Oro

Nous prenons ensuite le chemin de la descente vers le refuge de L’Onda où, une rumeur du GR20 dit que les lasagnes au Bruccio sont à nulles autres pareil !

En descendant nous apercevons le refuge, son aire de bivouac et surtout ses vasques un peu plus hautes dans la combe qui le domine. Nous y arrivons en début d’après-midi. Dès notre arrivée, nous réservons le repas du soir et nous plantons la tente dans le parc à bestiaux 🤨. En fait, l’enclos est fait afin d’empêcher les animaux de la bergerie de l’Onda de venir déranger les campeurs et leurs matériels. Et heureusement que les barrières existent, car les animaux sont vraiment nombreux autour…

Une fois installés, nous fonçons vers les vasques pour nous rafraichir ! Nous en profitons également pour nous laver et faire la lessive. Cela nous évitera l’attente, parfois longue, aux sanitaires du camping… Ce fut un moment fort agréable par cette chaleur d’après-midi Corse.

Le berger donne à manger à son troupeau

Le soir nous nous attablons vers 18h30 et nous attendons…longtemps car le gardien est victime de son succès, légende oblige ! Devant l’affluence du jour, il est contraint d’augmenter la quantité en dernière minute et notre repas prendra ainsi deux heures. Mais incontestablement, ce sera le meilleur repas en refuge du GR20. Tout y est fait maison et servi copieusement, soupe Corse, lasagnes au Bruccio, fromage de brebis de la bergerie, mousse au chocolat maison ! C’est donc repu, que nous allons nous coucher. La nuit fut bonne, malgré la densité des tentes dans ce parc ! En réalité, tout le monde a le même rythme et se couche tôt pour partir tôt le lendemain.

Une petite astuce utile à noter en raison de la densité des tentes présentes. Je vous recommande de planter aux pieds de vos sardines qui maintiennent les fils de tension de la tente vos bâtons de marche. Ils préviendront ainsi les marcheurs de la présence de vos suspentes, vous évitant ainsi les désagréments d’une chute intempestive et potentiellement désastreuse, des nombreux étourdis du camp ! C’est du vécu 😏 

Cette promiscuité n’obérera en rien la qualité de cette nuit de digestion et de repos bien méritée 😊

Hébergement étape 6

Le petit refuge de l’Onda qui se situe à 1430 m d’altitude. http://reserver.sitecresa.fr/parcnaturel-onda. Une grande aire de bivouac plate est aménagée. Des vasques sont disponibles dans la rivière juste au-dessus. Les lasagnes au Bruccio de l’Onda sont mythiques sur le GR20 ! Rien que pour elles, il faut s’arrêter à l’Onda !

Le refuge de l’Onda

Difficultés étape 6

La variante par le sommet du Monté d’Oro peut s’avérer difficile à franchir en début de saison. Nous avons été obligés, dans la combe enneigée, de passer quelques pas d’escalade en rocher, afin d’éviter une malencontreuse glissade sur le névé instable et fondant.


GR20 Étape N°7 du refuge de l’Onda au refuge de Manganu

La carte étape 7

Profil de parcours étape 7

Dénivelé : +1552 m; -1310 m; Distance : 17,2 km; Durée : 11h59
On double l’étape en passant par la variante des Crètes de la pointe de Pinzi Corbini

Récit de l’étape 7

Comme à chaque fois d’une grosse étape, le départ se fait de bonne heure. Ce jour-là on double l’étape. On passe par la variante des crêtes pour aller jusqu’au refuge de Pétra Piana avant d’enfiler la légendaire étape de la brèche de Capitello. Elle permet d’admirer depuis les hauteurs, les lacs de Capitello et de Mélo qui se situent en contrebas du GR20.

Le refuge de Pétra Piana et sa magnifique vue

C’est une magnifique étape, que nous parcourons sous un soleil de plomb. La montée par les crêtes ne présente aucune difficulté. Nous faisons une pose restauration au refuge de Petra Piana où le gardien est très jovial avec un soupçon de sarcasmes. Puis, nous attaquons les hauteurs de Capitello avec ravissement dans un dédale de roches qu’il faut en permanence monter, puis descendre, puis monter… Cette étape est très physique à n’en pas douter !

Vue plongeante sur les lacs de Capitello et de Melo

Arrivée à la brèche de Capitello, nous sympathisons avec deux jeunes montagnards Corses, amoureux communicatifs de leurs chères montagnes !

Nous arrivons au refuge de Manganu vers 17h30, fatigués mais ravi de cette belle étape. La descente depuis la brèche de Capitello dans un pierrier continu, a rudement éprouvé Michel. Décidément, la descente n’est pas son activité préférée !

Cette arrivée fut tardive du fait du doublement de l’étape. En conséquence, il nous sera impossible de trouver un espace plat pour planter notre tente 😭.

Par contre, comme à l’Onda, ici aussi des vasques sont à proximité du bivouac et nous nous y précipiterons avec bonheur. Nous éviterons donc encore ce soir-là, la fastidieuse queue à la douche du refuge.

Le repas est des plus sommaires, trois tranches fines de saucisson et une de Lonso avec un saladier de pattes à la sauce tomate pour deux. Cela n’a rien à voir avec l’Onda et nous pensons avec nostalgie au bon repas de la veille au soir.

Nous ne passerons pas une nuit des plus réparatrices car avec la pente, nous dormirons cramponnés toute la nuit, afin de ne pas nous retrouver en vrac au fond de la tente !

Hébergement étape 7

Le refuge de Manganu est situé à 1600m d’altitude. http://reserver.sitecresa.fr/parcnaturel-manganu. Il est bien encastré au fond de la vallée, au pied de la brèche de Capitello (point culminant du GR20 classique). Ce refuge est d’un accueil un tantinet industriel. Les abords rocheux, n’offrent pas beaucoup de zone de bivouac plates. Dans ce contexte, seuls les premiers arrivés dorment à plat. On trouve de belles vasques à proximité immédiate de la zone de bivouac. Il est facile de les repérer lorsqu’on passe sur le pont qui permet d’arriver au refuge. Le repas est rassasiant mais très peu qualitatif. Quant à l’unique source d’eau qui permet de refaire les pleins, elle coule tellement doucement qu’il faut être stratège ou patient pour s’y approvisionner…

Le refuge de Manganu
Le refuge de Manganu

Difficultés étape 7

La montée et la descente à la brèche de Capitello sont à aborder avec prudence. Cette étape est particulièrement rocheuse. On ne marchera quasiment pas sur du sentier durant cette étape. Par mauvais temps, le passage de la brèche de Capitello peut s’avérer périlleux ! Cette étape nécessite, soit des bonnes chaussures de montagne, soit des chevilles d’acier, voir les deux ! 😆


GR20 Étape N°8 du refuge de Manganu au refuge de Ciotullu di I Mori

La carte étape 8

Profil de parcours étape 8

Dénivelé : +1260 m; -864 m; Distance : 25,0 km; Durée : 10h17
On double l’étape pour arriver enfin, au pied de Paglia Orba

Récit de l’étape 8

Départ 5h30 et lorsque j’enfile mes chaussures, je m’aperçois que l’avant de mon pied gauche est douloureux. Je regarde ce qui se passe mais je ne vois rien de significatif. Peut-être une piqure d’insecte à la base… Malheureusement, je pars avec une chaussure probablement un peu trop serrée et la douleur est à la limite du supportable. À tel point, qu’on passe devant le lac Nino sans que je ne le reconnaisse ! Je me disais, au milieu des effluves de douleur, « tient, cet endroit ressemble beaucoup au Nino ! » C’est finalement la fontaine typique du lac Nino qui me sortira de ma torpeur et lèvera définitivement le doute. Quel magnifique endroit !

Le lac Nino et ses fidèles chevaux sauvages
Le lac Nino et ses fidèles chevaux sauvages

N’y tenant plus, on s’arrête sur les bords du lac. Je desserre totalement le haut de la chaussure incriminée et la douleur devient enfin supportable. Ma cheville a néanmoins doublé de volume 😰! Le principal est d’avoir trouvé un réglage de chaussure qui permet de continuer l’étape. Nous repartons et sur la crête au-dessus du lac nous apercevons pour la première fois la majestueuse montagne Paglia Orba, avec à sa gauche le trou du Taffunatu.

le sommet de Paglia Orba
Paglia Orba à droite et le trou du Taffunatu à gauche. On aperçoit le petit trou…

Nous arrivons en fin de matinée au col de Vergio où nous faisons nos emplettes et nos pleins. Nous nous restaurons attablés avec bonheur sous les parasols de la terrasse du petit magasin (attention il ferme le midi). Néanmoins, heureusement que cette ombre nous ait été offerte car la chaleur était vraiment intense !

Après cette pose, nous repartons par une forêt de pin en direction du refuge du soir. La pente augmente à l’approche du refuge sur les flancs de Paglia Orba. Énervé de ma méforme du matin (où les plus faibles marcheurs me doublaient comme un lièvre double un escargot) et bien décidé à ce que cela ne se reproduise pas l’après-midi, je pars sur la dernière heure, d’une accélération vers le refuge que nul ne saura rattraper. À mais ! Michel à bien suivi le rythme et nous sommes arrivés vers 16h au refuge avec un moral en bien meilleur état que le matin !

Nous avons planté la tente dans un endroit plat et protégé du vent ! Puis, nous avons pris la douche installée en contrebas du refuge. Car cette fois, il n’y a pas de vasque à proximité. La queue qui s’est déjà formée devant nous permet d’échanger avec les autres randonneurs. Et je découvre avec effrois l’état d’une randonneuse Belge littéralement dévorée par les punaises de lit. Elle me montre l’ampleur des piqûres et s’est franchement impressionnant. Je suis bien content, finalement, de porter ma tente !

Le repas du soir est habituel, soupe, pattes (sans viande ou presque) et crème dessert. Correct mais rien de bien folichon…

Comme d’habitude. Nous avons vraiment de la chance, la météo est excellente ! Demain nous devrions pouvoir tenter l’ascension de Paglia Orba. Nous nous couchons donc de bonne heure afin d’être en forme et de mettre toutes les chances de notre côté.

Hébergement étape 8

Le refuge de Ciottulu di I Mori est situé à 1991m d’altitude. http://reserver.sitecresa.fr/parcnaturel-ciottuludiumori. Il comporte 26 lits et il y a beaucoup d’espace pour bivouaquer autour. Par contre, il n’y a aucune vasque à proximité. L’accueil est cordial et le repas correct dans une salle comble et un tantinet bruyante.

Refuge de Ciuttulu di I Mori
Le refuge de Ciuttulu di I Mori avec en contrebas le local douche et au-dessus dans le soleil Paglia Orba

Difficultés étape 8

Attention : une passerelle est tombée en 2017 et le chemin est dévié en rive droite du Golo à partir de la bergerie de Radule.

Il n’y a pas de difficulté sur cette étape. L’ensemble de ce parcours se fait sur sentier avec une pente plus raide, à l’approche de Paglia Orba. En fond de vallée avant d’attaquer la montée à Ciottulu di I Mori il y a de belles vasques où de nombreux randonneurs profitent de la fraîcheur qu’elles procurent…


GR20 Étape N°9 du refuge de Ciotullu di I Mori aux bergeries de Ballone

La carte étape 9

 

Profil de parcours étape 9

Dénivelé : +199 m; -742 m; Distance : 6,0 km; Durée : 3h57
hors l’ascension de Paglia Orba qui fait l’objet d’un article spécifique

Récit de l’étape 9

Ce matin-là, la météo était encore parfaite. Nous avons avalé notre petit déjeuner rapidement en faisant chauffer de l’eau sur le réchaud extérieur du refuge.

Hors GR20 | L’ascension de Paglia Orba

Voir mon article spécifique : 

Voici enfin le moment tant attendu, nous nous lançons sur les flancs de Paglia Orba. Départ vers 6h avec des sacs légers. Nous avions laissé la tente montée avec dedans, toutes les affaires non nécessaires pour cette ascension. Le départ se fait derrière le refuge en direction du col de Maures par un sentier parfaitement identifié. Pendant la montée, nous apercevons une famille de Mouflons furtifs qui disparait très rapidement derrière les rochers de la base sud de Paglia Orba. Impossible de les prendre en photo !

À partir du col des Maures, nous obliquons sur le flanc droit. Puis, nous grimpons par le couloir de gauche. Nous admirons au passage, l’évolution de l’angle de vue sur le trou du Taffunatu, juste en face. L’escalade n’est pas difficile, mais mon coéquipier à tout de même quelques petites appréhensions. Il faut dire que c’est pour lui une première. Néanmoins, malgré cela il se débrouille extrêmement bien et progresse rapidement.

Enfin, nous arrivons à la fameuse vire du premier ressaut que nous franchissons rapidement, sans nous encorder. Mon compagnon me surprend, il est à l’aise même quand le vide est impressionnant (~500m). Il est à noter que les quelques passages délicats de cette ascension sont équipés de pitons pour l’assurage. Après la vire on arrive sur le haut d’un éperon rocheux qu’il faut redescendre de l’autre côté, afin de rejoindre le pied de la pente sommitale. Cela se fait dans un pierrier constitué majoritairement de gros blocs basaltiques. Nous gravissons ensuite, et sans difficulté, la dernière pente par un sentier qui mène au sommet. Nous avons réalisé cette ascension en deux heures environ, ce qui est le temps normal du topo. Bravo l’ami !

Monté Cinto vu depuis le sommet de Paglia Orba
Magnifique vue depuis le sommet de Paglia Orba sur le Monté Cinto et sur la mer derrière

Ce lieu est vraiment magnifique. Nous sommes seuls au sommet du second sommet de la Corse. Le paysage est à couper le souffle sur 360°. Nous faisons quelques photos pour immortaliser l’instant. Nous savourons à fond de ce moment rare et furtif. Quel endroit sublime. Paglia Orba est vraiment à nul autre pareil !

Nous nous restaurons. Mon compagnon, reste néanmoins un peu inquiet à l’idée de la descente. Je le rassure.

Nous profitons de cette ambiance un bon moment avant d’entreprendre la redescente par le même chemin. Ainsi, nous serons les seuls sur ce sommet ce jour-là. À la descente nous croiserons un autre binôme, qui tente de franchir la première cheminée. Il renoncera finalement à mi passage.

La descente est réalisée avec la même rapidité et deux heures plus tard nous arrivons au refuge sans encombre, heureux d’avoir pu réaliser ce sommet dans de telles conditions. Nous sommes presque euphoriques. Ce sommet, restera incontestablement notre meilleur souvenir du parcours.

De retour au refuge à 10h nous commandons et dégustons un excellent petit déjeuner sur la terrasse extérieur du refuge. Après cette parenthèse hors du temps, à jouir de notre réussite et de ce paysage magnifique, nous nous décidons enfin à plier et ranger le matériel pour repartir vers notre étape suivante du GR20.

Reprise du GR20

L’étape ce jour-là, sera courte. Nous la parcourrons totalement empreint de notre ascension du matin. Ainsi nous arriverons aux bergeries de Ballone sans encombre vers 15h30. Puis, nous planterons la tente un peu au-dessus et juste à cote d’une très belle vasque dont nous profiterons pleinement une bonne partie de cette fin d’après-midi (bain, lessive, toilette, comme d’habitude 😉). Tout cela ne gênant aucunement les petites truites qui se promènent tranquillement autour de nous.

bivouac entouré d'un mur de pierre
Ce bivouac très confortable, s’avérera très chaud la nuit car les pierres chauffées au soleil rayonnent

Le soir notre repas en terrasse fut légèrement perturbé par une petite pluie d’Orage, aussi soudaine que fugace.

Comme chaque soir nous nous couchons de bonne heure car ce sera encore une grosse étape le lendemain. En effet, au programme nous passerons par la variante du Monté Cinto plus haut sommet de la Corse. Après le numéro 2, nous nous attaquerons cette fois au numéro 1 !

Nous passerons en ce lieu la nuit la plus chaude de notre GR20 ! Toute la nuit nous chercherons de l’air. En fait, le joli mur de pierres qui entourait notre tente avait chauffé au soleil toute la journée. Il nous renverra ainsi la chaleur par rayonnement toute la nuit. Ces murs de pierres sont donc salvateurs les jours de grand vent, mais certainement pas les nuits de chaleur lourde…

Hébergement étape 9

Bivouac aux bergeries de Ballone. Mr ou Mme Alfonsi 06 12 03 44. http://www.bergeriedeballonegr20.com/ Nous avons bien fait de nous arrêter aux Bergeries de Ballone. L’accueil y est excellent ainsi que la nourriture qui est digne d’un restaurant !
Sinon, il est également possible d’aller jusqu’au refuge de Tighiettu qui est à 1/2 heure de marche de plus. Mais, il offre très peu d’emplacement de bivouac confortable, car il se situe en zone rocheuse.

Les bergeries de ballone GR20
Les bergeries de Ballone avec en arrière plan la montée au refuge de Tighiettu

Difficultés étape 9

L’ascension de Paglia Orba n’est pas à la portée du simple randonneur. Cette ascension, même si elle est facile, est néanmoins à réserver à ceux qui ont des aptitudes en rocher. En effet, il est nécessaire de savoir passer du 2-3 pour s’aventurer dans cette voie. Notamment, pour la descente qui est toujours plus difficile que la montée. L’autre difficulté de cette voie c’est que le parcours est mal indiqué. Il y a certes plein de cairns. Mais il y en a tellement, qu’on peut vite partir dans une mauvaise direction. Il est donc nécessaire d’avoir une bonne expérience du cheminement en paroi afin d’avoir la perspicacité nécessaire pour suivre la bonne voie. Par ailleurs, il me semble utile de penser à prendre une corde pour pouvoir assurer les quelques passages délicats, notamment si vous emmener dans l’aventure des personnes débutantes.

Mes traces GPS, réalisées lors de cette ascension, sont à votre disposition en téléchargement dans cet article :

Pour ce qui concerne cette partie du GR20, aucune difficulté 😉. 


GR20 Étape N°10 des bergeries de Ballone au refuge Ascu Stagnu

La carte étape 10

Profil de parcours étape 10

Dénivelé : +1595 m; -1632 m; Distance : 13,7 km; Durée : 11h28
Variante par le Monté Cinto sommet de la Corse (2706 m)

Récit de l’étape 10

Départ à la frontale et de très bonne heure (5h30) car l’étape est longue, avec beaucoup de dénivelé, tant en monté qu’en descente.

Nous arrivons au refuge de Tiguettu au lever du jour. Moment où l’ensemble des occupants est en plein préparatifs de départ. Nous croisons le panneau qui indique la fermeture du Cirque de la Solitude. Puis, nous attaquons la longue montée dans la combe caillouteuse qui aboutit au col du Cinto.

Dans cette monté, les randonneurs souffrent. Elle est en effet, abrupte et instable. On a souvent l’impression de marcher sur des billes. Nous faisons donc particulièrement attention à la pose de nos pieds et nous progressons de façon lente mais régulière. Avec ce rythme de montagnard, nous arrivons au col sans réelle difficulté.

Montée au col du Cinto
La montée au col du Cinto est longue et éprouvante. Les pierres roulent en permanence sous les pieds. Au fond, Paglia Orba la majestueuse !

Nous nous dirigeons directement par la variante vers le sommet du Cinto. Nous faisons le choix de ne pas laisser nos sacs au col en raison de l’affluence du lieu. Mais cette variante chemine de gros blocs de rochers, en gros blocs de rochers et nos sacs nous handicapent fortement. Au bout d’un moment mon binôme me dit « bon, soit on pose le sac, soit je laisse tomber le Cinto ! ». Je réponds « Ok Gy ! Pas de souci, on pose les sacs ! » En fait, j’étais bien content également 😋. Une fois les sacs déposés en lieu sûr (un peu hors de la vue du passage principal), nous repartons vers le sommet que nous atteindrons, bien plus rapidement, ainsi allégés !

L’ambiance au sommet du Cinto n’est pas aussi enthousiasmante que sur Paglia Orba. Il y a plein de monde et il est franchement beaucoup moins joli. En effet, ce sommet est très étendu. Il fait donc ainsi, plus penser à un Mont qu’à un sommet…

Le sommet du Monté Cinto
Il y a vraiment du monde au sommet du Monté Cinto

Quelques photos plus tard, nous reprenons le chemin du retour. Après avoir récupéré nos sacs là où nous les avions laissés, nous coupons directement dans la pente pour rejoindre le GR20 en contrebas. Ainsi nous entreprenons la descente caillouteuse vers Asco Stagnu. Cette descente est vraiment longue et on encourage avec respect ceux qu’on croise à la montée. Dans un sens, comme dans l’autre, cette montagne incontestablement se mérite. J’aurais la faiblesse de penser que cette étape est vraiment la plus physique du parcours.

Sentier de descente vers Ascu stagnu
La descente vers Asco Stagnu est bien raide et ceux qui montent expriment par leur respiration cette difficulté

Après plusieurs heures, nous sommes enfin heureux d’arriver à Asco. Surtout nos articulations qui ont été soumises à rude épreuve. Durant la descente, nous imaginions trouver une chambre d’hôtel à l’arrivée dans cette station de ski. Mais on comprendra vite que ce n’est pas possible. En fait, le lieu est vraiment plein de monde. Nous nous sommes donc résignés à planter la tente. Nous passons un bon moment en quête de l’emplacement idéal. Nous finissons par nous installer dans un endroit pas très plat, ni très bucolique, mais à l’écart de la foule. Nous y serons finalement tranquilles.

Col du Monté Cinto
Le col du Cinto est l’aboutissement de l’étape du jour. L’ambiance est ici minérale !

Ce soir-là mon ami est très fâché par la longue attente à la douche (froide & sale). L’attente se fait notamment assis sur un banc devant les WC où les utilisateurs défilent les uns après les autres. C’est vrai qu’on est là, très loin du standard de notre hébergement de Vizzavone !

Par contre, nous avons réussi à réserver au restaurant « Le Chalet » dès notre arrivée. Nous avons opté pour le diner gastronomique et pour le coup, ce fut un vrai bonheur ! Nous y avons dégusté un excellent repas de gastronomie locale. Et ce dernier, a de plus été ponctué d’un dessert, qui restera comme le meilleur du parcours !

Nous nous couchons satisfaits de notre belle, mais fatigante journée. Comme nous l’avions prévu, nous avons gravis les deux plus hauts sommets Corses. Ainsi nous nous endormons repus et heureux, avec le sentiment d’un total accomplissement de notre projet.

Hébergement étape 10

Refuge Asco Stagnu. L’accueil est sympathique mais les sanitaires sont pour le moins spartiates, alors qu’on est au beau milieu de la civilisation, avec des routes ! Donc c’est comme d’habitude sur le GR20, douche froide et hygiène douteuse !
Il est très peu probable d’obtenir une chambre à l’unique hôtel de ce lieu sans avoir réservé préalablement. Par ailleurs, si vous souhaitez manger au restaurant le soir, je vous recommande de réserver dès votre arrivée. Par ailleurs, je vous recommande le menu gastronomique qui est excellent. http://www.hotel-lechalet-asco.com/hotel-asco-corse/

Bivouac à Ascu Stagnu
L’emplacement du bivouac est spartiate mais calme dans cette station bétonnée qui contraste avec les montagnes

Difficultés étape 10

Depuis 2015 où une dizaine de personnes ont trouvé la mort dans le cirque de la Solitude, ce dernier est déséquipé et fermé. Le passage se fait donc maintenant par le col au pied du Cinto (sommet de la Corse).

Les difficultés de l’étape sont, sa longueur et l’instabilité du terrain tant à la monté qu’à la descente. Cette étape n’est pas à entreprendre par mauvais temps. Il y a de nombreux passages en rocher ou sur dalles et l’équipement est parfois sommaire. Le balisage est bien marqué sur le tracé du GR20. Par contre sur la variante pour sommet du Cinto, le balisage rouge est parfois difficile à voir. Il faut donc rester vigilant pour ne pas avoir à faire demi-tour dans ce terrain très chaotique.


GR20 Étape N°11 de Ascu Stagnu au refuge de Carrozzu

La carte étape 11

Profil de parcours étape 11

Dénivelé : +697 m; -884 m; Distance : 6,1 km; Durée : 4h43

Récit de l’étape 11

Ce matin-là, nous avions décidé de prendre notre temps. Pour ce faire, nous allons finir le GR20 sans doubler les étapes. En effet, les prévisions météo étaient bonnes et il ne nous restait que trois étapes du GR20 à parcourir alors que nous avions encore 5 jours de disponibles, avant de reprendre l’avion. Nous allions donc profiter à fond de nos derniers jours en ralentissant la cadence et en s’imprégnant de chaque lieu et de chaque moment.

Après un très bon petit déjeuner au refuge, nous partons dans l’ascension des cols (Bocca) Stagnu et Muvrella. La monté part, assez raide, directement derrière le refuge. Durant la monté, une chèvre nous fait l’honneur de nous accompagner familièrement. On sent qu’elle est ici chez elle, car elle déambule sur ces rochers escarpés, comme le ferait un chamois.

Une chèvre sur le GR20
Cette chèvre est ici chez à son aise et elle nous montre le chemin !

Une fois les cols franchis, nous descendons dans une combe dans laquelle une très jolie rivière œuvre depuis des années à ciseler la roche pour offrir aux randonneurs les belles vasques tant convoitées.

À l’arrivée au col (bocca) Stagnu, le vent est de la partie et il nous oblige à redescendre rapidement en contrebas, afin de s’en protéger.

Arrivée à Bocca Stagnu GR20
Arrivée à Bocca Stagnu ce col à 2003 m

Certains passages se font sur de belles dalles bien lisses et nous sommes très heureux de les franchir par temps sec. D’ailleurs, certains passages sont équipés de câbles de sécurité.

Les rochers de descente vers Carozzu
Certains passages offrent des dalles bien lisses. Il faut donc être vigilant par temps humide.

Puis, nous arrivons en fond de combe à la passerelle de Spassimata qui permet de franchir la rivière et ainsi de rejoindre le refuge une dizaine de minutes, plus haut.

Nous y arrivons pour le repas de midi. Incroyable ! C’est la première fois que nous arrivons à l’étape aussi tôt ! Nous pouvons ainsi choisir tranquillement le meilleur emplacement pour planter la tente et nous y installer. Et cela prendra tout son sens le soir. Mais nous ne le savons pas encore.

Nous passons l’après-midi à discuter sur la terrasse du refuge avec les randonneurs présents. À cette occasion, nous faisons connaissance avec plusieurs jeunes locaux forts sympathiques ! Ainsi, nous passons un très agréable après-midi à échanger sur nos expériences respectives du GR20.

Vers 18h, alors que nous passons à table, un violent orage éclate. La pluie est particulièrement forte et en quelques minutes la montagne devient une rivière. Et dire que certains viennent de repartir pour l’étape que nous venons de franchir. Nous avons une pensée émue pour eux ! Autour du refuge, de nombreuses tentes sont inondées, voir submergées, mettant ainsi leurs occupants dans la difficulté. Nous attendons la fin du repas et surtout l’accalmie, avant de retourner voir l’état de la nôtre, un peu inquiet…

Et bien nous avons eu de la chance (nous avions surtout très bien choisi l’emplacement). Aucune humidité à l’intérieur malgré la boue qui macule l’extérieur ? Nos affaires stockées sous les apsides sont néanmoins un peu salies mais rien de grave. Et surtout toutes nos affaires sont sèches grâce aux sacs plastiques dans lesquels nous avions eu la prévoyance de les stocker !

Tout va donc pour le mieux, nous et nous passerons en ce lieu, une très bonne nuit au sec !

Hébergement étape 11

Bivouac au Refuge de Carozzu. Ce refuge fait l’objet d’une rénovation. Des sanitaires (douches et WC) ont été aménagés et ils offrent un confort correct. Le repas le soir sera correct mais sans plus. Par contre, la tarte aux myrtilles de l’après-midi avec une petite Pietra, fut excellente 😋. Il n’y a pas de vasques à proximité, sauf à retourner aux abords de la passerelle de Spassimata.

Le refuge de Carozzu GR20
Le refuge de Carozzu et sa très agréable terrasse

Difficultés étape 11

Il faut bien faire attention dans la montée après le départ d’Asco à bien suivre les marques. En effet, certains passages sont mal indiqués et on peut vitre faire fausse route (c’est du vécu 🙄).

Attention à la descente vers la passerelle de Spassimata qui s’effectue sur de nombreuses dalles lisses surplombant le vide et plus particulièrement par climat humide !


GR20 Étape N°12 du refuge de Carrozzu au refuge d’Ortu di U Piobbu

La carte étape 12

Profil de parcours étape 12

Dénivelé : +1102 m; -818 m; Distance : 8,8 km; Durée : 6h54

Récit de l’étape 12

Après le violent orage de la veille, nous constatons avec plaisir au réveil qu’il ne pleut pas ! Nous rangeons donc nos affaires en rinçant ce qui peut l’être, car la boue est présente sur nos sacs et sur la tente. Après avoir retiré le plus gros, nous plions tout et fermons nos sacs avant d’aller déjeuner au refuge. Là un des hébergés du refuge sort en s’exclamant « Eh regardez ce que j’ai sur le bras ! » et oui, comme dans quasiment tous les refuges du GR20, les punaises de lit sont bien présentes et actives !

Tartines et cafés avalés nous nous mettons en marche sur les chemins de cette très jolie dernière étape de montagne. Le paysage est magnifique et nous prenons notre temps pour en savourer chaque minute. Ce jour-là, lorsque la mer s’offre à notre vue, nous prenons conscience que nous arrivons au bout de notre aventure et la nostalgie commence à nous étreindre.

Passage rocheux du col d'Avartoli
L’étape est encore minérale et nous marchons de roche en roche

Sur cette étape, ce n’est plus une chèvre qui nous suit, mais deux chiens, qui visiblement connaissent le GR20 par cœur entre ces deux refuges.

À l’arrivée au refuge, nous dénichons l’emplacement idéal pour le bivouac. Une plateforme plate et située sur les hauteurs un peu à l’écart. Nous montons la tente dans un temps record. Par contre, il n’y a pas de vasque. Par conséquent, nous prendrons la dernière et habituelle douche froide du GR20 !

Hébergement étape 12

Au refuge Ortu di U Piobbu.
Par contre, et je suis désolé d’avoir à dire cela, mais ce refuge bas tous les records de l’arnaque. Les repas y sont inversement proportionnels entre la qualité et le prix !  24€ par personne pour une soupe (bouillon devrais-je dire), un plat de lentille sans viande et une crème dessert Danette…. Là franchement « la limite des bornes » est franchie !
Coté bivouac il n’y a pas de souci autour du refuge pour trouver des aires confortables. Les sanitaires sont corrects.

Refuge Ortu di u Piobbu
Refuge Ortu di u Piobbu

Le très cher petit déjeuner du lendemain sera du même acabit ! Il ne vaut même pas le coup d’être décrit…

Difficultés étape 12

Aucune difficulté sur cette étape 🤗


GR20 Étape N°13 du refuge d’Ortu di U Piobbu à Calenzana

La carte étape 13

Profil de parcours étape 13

Dénivelé : +240 m; -1489 m; Distance : 11,6 km; Durée : 4h43

Récit de l’étape 13

Et voilà, c’est notre dernier réveil sous tente de l’aventure. Nous prenons donc notre temps pour ranger nos affaires et prendre notre petit déjeuner. C’est par conséquent tardivement que nous entamons la longue descente vers Calenzana, dans des paysages qui deviennent de moins en moins montagneux. Les nuages sont de la partie et ils modèlent la vue au grès des courants d’air. Puis, la porte du GR20 se referme à l’arrivée à Calenzana. Nous laissons dans nos pas, ce magnifique tracé avec nostalgie.

GR20 arrivée à Calvi
Calvi est en vue et l’arrivée du GR20 est à portée de mains

Il est midi lorsque nous nous posons à la terrasse du restaurant l’Alivu. Le patron est très accueillant et nous sympathisons en quelques mots. À tel point, qu’après lui avoir indiqué notre intention d’aller sur Calvi pour passer nos deux dernières nuits, il revient téléphone en main avec une proposition d’hébergement ! Après deux trois échanges nous acceptons avec plaisir et soulagement. Notre quête quotidienne de l’hébergement est également terminée. Quelques minutes plus tard, en nous apportant nos salades, il nous indique qu’il a également appelé un taxi pour notre transfert ! Quelle belle rencontre ! En plus, il s’est avéré que l’hébergement était parfait à l’arrivée. Nous serons hébergés dans le camping des Castors au centre de Calvi entre la plage et le port dans un studio tout équipé avec terrasse. Nous y poserons nos affaires et partirons rapidement pour la plage où nous savourerons notre premier bain en eau salée et chaude (par rapport aux vasques) !

La citacelle de Calvi
La cidadelle de Calvi. Nous sommes les pieds dans l’eau de mer et nous savourons la réussite de notre GR20

Le soir, balade dans Calvi et restaurant. Ensuite nous lutterons pour ne pas nous coucher trop tôt car notre horloge interne était calée sur les horaires du GR, [coucher tôt / lever tôt] 😊

Comme pour nous dire « au revoir », en fin de journée la nature nous offrira un dernier magnifique spectacle ! En effet, un orage a construit un ciel digne des meilleurs tableaux du musée du Louvre !

Ciel d'orage à Calvi
Ce sera incontestablement un très beau ciel de clôture de notre GR20

Hébergement étape 13

Le camping résidence des Castors à Calvi. http://www.camping-castors.fr/
Hébergement confortable et très bien situé pour se promener à pied dans Calvi ou à la plage qui est située juste à côté. Et là enfin les douches sont chaudes 🤗

Difficultés étape 13

Pas de difficulté sur cette étape. Il y a néanmoins quelques passages rocheux mais à ce stade du GR ils ne nous ont pas semblé bien difficiles 😎


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