Randonnée en boucle autour du Mont Perdu depuis Gavarnie (5 jours, 4 étapes)

Bivouac au canyon d'Ordesa
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Cette magnifique randonnée permet de découvrir l’incroyable beauté de ce massif. Le cirque de Gavarnie et le canyon d’Ordesa, classés au patrimoine de mondial de l’UNESCO. Ces sites sont exceptionnels et à voir absolument car la majesté de ces lieux est à nulle autre pareil. Le passage par le lac du Marboré et le col de Tuquerouye avec son célèbre refuge, perché au sommet d’une brèche verticale, offre également une ambiance de haute montagne sublime. Le Mont perdu (Monte Perdido car il est Espagnol) quant à lui, est de toute part, impressionnant !

C’est vraiment une très belle randonnée, que je vous recommande chaudement !

Ce parcours est réalisé en quatre étapes et cinq jours :

Cinquième jour, descente à Gavarnie

La carte de la randonnée et le fichier GPS

Plan tour du Mont Perdu
Plan des quatre étapes du tour du mont perdu

Le fichier GPS du tour du mont Perdu

Tableau de synthèse des dénivelés et temps de cette randonnée

Niveau de difficulté

Les étapes sont longues, par conséquent, ce parcours est destiné à des randonneurs aguerris. Quelques passages peuvent être délicats par mauvais temps :

  • Les dalles des fajas de las Olas, avant d’arriver au col d’Anisclo
  • Le passage de la brèche de Tuquerouye (montée et descente)

Étape N°1 de Gavarnie à Saint Nicolas de Bujaruelo

Cette première étape, est une bonne mise en jambe pour cette randonnée. Elle part devant l’hôtel de Compostelle à Gavarnie et monte tranquillement jusqu’à Port de Boucharo (col) par un chemin qui offre une vue unique sur le cirque de Gavarnie et sa magnifique cascade (la plus haute d’Europe !) Une fois le col franchi, la descente vers le refuge de Bujaruelo ne présente pas de difficulté particulière. À l’arrivée une rivière borde le refuge. Après une journée chaude, il est très agréable de s’y baigner en fin d’après-midi. Ce refuge, est en fait une auberge accessible en voiture. Ce qui fait, qu’il y a pas mal de monde sur place pendant les périodes estivales.

Le cirque e Gavarnie vue depuis le plateau de belle vue
Le cirque e Gavarnie vue depuis le plateau de belle vue

Étape N°2 de Saint Nicolas de Bujaruelo au refuge Goriz

Cette étape commence par une descente jusqu’au Ponte de los Navarros. Cette descente, se fait en grande partie sur une piste puis une petite route. À partir du Ponte de los Navarros, un chemin longe la rivière qui coule au fond du canyon d’Ordesa et abouti à la Pradera d’Ordesa. Lieu, où se situe un grand parking qui marque la fin de la route dans cette vallée. Cette première partie de randonnée se fait au fond du canyon et on peut admirer les magnifiques parois de part et d’autre. Ce qui offre à l’endroit un aspect grandiose. Ensuite, le fond du canyon se termine par un immense cirque qui semble, à première vue, infranchissable !

Le canyon d’Ordesa semble infranchissable !

Mais il n’en est rien, un chemin circule en lacet sur ses flancs et le franchissement se fait sans aucune difficulté. En haut du cirque, le flanc arrondi de la montagne offre une vue dégagée sur ce magnifique et impressionnant canyon. On en découvre alors l’immensité. L’arrivée au refuge Goriz se fait,  en pente relativement douce. Dès que le refuge est en vue, on aperçoit le monde en terrasse et autour. L’accueil sur place est correct, mais froid. On voit que l’affluence est lourde à gérer pour les hôtes ! En effet, ce refuge est au pied du Mont Perdu et nombreux sont ceux, qui à partir de ce refuge, partent à l’assaut de cette montagne mythique.

Le pont de Bujaruelo
Baignade salvatrice au pied du pont de Bujaruelo

Remarques :

  • Cette étape, lorsqu’elle est faite en totalité à pied, est très longue. Il peut être judicieux de réserver un taxi depuis le refuge de Bujaruelo jusqu’à la Pradera de Ordesa. Cela permet de concentrer l’étape à sa partie la plus jolie. Nous avions imaginé prendre le bus de Torla qui monte à la Pradera de Ordesa mais en fait, il ne s’arrête pas au Ponte de los Navarros dans ce sens ! Il faut donc redescendre à Torla si on souhaite prendre le bus vers le fond du canyon 🙁
  • Prendre sa tente, pour bivouaquer autour du refuge Goriz, peut être une bonne option ! Ceci pour permettre une plus grande liberté dans les dates de planification. Car, autant vous dire que ce refuge est quasi toujours plein et réservé, d’une saison sur l’autre ! Bivouaquer, présente également l’avantage de ne pas avoir à dormir dans des dortoirs surchargés et dont les conditions d’hygiènes sont douteuses. Personnellement, quand je me suis allongé dans la bannette, mes bras collaient sur le matelas ! Cette sensation ne m’a pas laissé un souvenir des plus agréables 🙁 .
  • Coté repas, il faut également réserver si vous souhaitez les prendre au refuge (ou arriver très tôt !) car ils font chaque soir, deux services au moins !
  • Si vous arrivez à dormir deux nuits au refuge Goriz (réservation ou bivouac) je vous recommande chaudement de monter au sommet du Monte Perdido. La vue y est parait-il à couper le souffle ! N’ayant pas eu cette chance, pour ma part, je devrai donc y retourner, mais avec grand plaisir ;-).

Étape N°3 du refuge Goriz au refuge de Pineta

Préambule

L’étape que je vous propose, passe par le sommet des falaises du canyon d’Anisclo pour arriver au clos du même nom. Sur ce trajet, quelques passages en dalles sont au programme. Néanmoins, ces passages sont équipés de câbles et de chaînes et ne présentent pas de réelle difficulté par beau temps. Par mauvais temps, il me parait prudent de passer par le sentier qui passe en fond de vallée, avant de franchir le col d’Anisclo. Attention néanmoins, car ce parcours plus classique et moins dangereux, présente plus de dénivelé et donc, augmente la durée de l’étape.

L’étape

Le départ de cette étape se fait en montant derrière le refuge Goriz et en obliquant vers l’est pour monter vers le col. Arrivé au col, avant la grande redescente, il faut prendre à gauche et monter dans une pente sans chemin et où les cairns sont rares et les traces du GR quasi inexistantes (quand on y est, on se demande vraiment, si c’est le bon endroit !). Ensuite, le chemin devient visible et monte tranquillement avec, si vous avez de la chance, des edelweiss et des vautours au rendez-vous ! Vous arrivez ensuite sur un plateau à la verticale d’une belle falaise qui domine le cirque d’Anisclo.

Prendre le temps d’admirer le cirque d’Anisclo

Après avoir admiré le paysage minéral et vertical de ce lieu, ainsi que ces magnifiques planeurs que sont ces grands vautours, vous redescendrez sur le flanc de la falaise avec quelques dalles et roches à passer (les fameux passages équipés) pour arriver jusqu’au col. Une fois ce dernier franchi, vous entamerez la descente vers la vallée de Pineta et le refuge du même nom. Quelques passages en roches, dans les bois, vous obligeront à quelques pas de désescalade assez faciles.

Le refuge de Pineta est très accueillant et paisible. Il contraste vraiment avec l’ambiance survoltée de Goriz !

Arrivée sur la fin du canyon d'Ordessa
Arrivée sur la fin du canyon d’Ordessa

Étape N°4 du refuge de Pineta au refuge des Espuguettes

Cette très belle étape est assez longue et je vous recommande de partir tôt (vers 5h). Le refuge est habitué à ce type de départ et prépare les petits déjeuners le soir. Aucun souci donc, de ce côté-là, on ne part pas le ventre vide 🙂

Au départ de l’étape, il faut prendre au nord par un chemin le long du lit de la rivière qui est très peu balisé, surtout de nuit. L’utilisation du GPS est dans ce cas fortement recommandée pour aider à la bonne trajectoire. Une fois sortie du fond de la vallée, la pente et le chemin se marquent nettement et il n’y a plus d’erreur possible. Lorsqu’on sort du chemin qui longe la paroi, on arrive sur le magnifique balcon de Pineta sur lequel siège dans son écrin de neige et de roches, le plateau et le lac du Marboré.

Lac du Marboré un endroit sublime !

Endroit sublime ! Après l’avoir contemplé, je recommande de le contourner par le sud afin de rejoindre le passage qui mène à la brèche de Tuquerouye et son refuge du même nom. Attention, la monté et la descente de l’autre côté sont dangereuses car elles sont composées, des pierriers instables où les cailloux (rochers) roulent sous les pas. Heureusement, ce passage n’est pas très long. Mais il faut y redoubler de prudence et particulièrement, s’il y a du monde au-dessus de vous !

Le cirque d’Estaubé sauvage !

Ensuite, on redescend sur les pentes du magnifique cirque d’Estaubé, pour rejoindre le chemin qui monte au col de la Hourquette d’Alans. Puis, on bascule par une jolie porte de rochers à son col, dans le cirque de Gavarnie en direction du refuge des Espuguettes. Le paysage est encore là, à couper le souffle, avec une vue sur la brèche de Rolland, sur le Pic Taillon (3144 m) et sur le massif du Vignemale (3298 m) en face !

Le refuge des Espuguettes, est un très bel endroit pour admirer le coucher de soleil sur la vallée de Gavarnie et sur les montages que je viens de citer, en face.

Retour à Gavarnie

Après une bonne nuit salvatrice au refuge des Espuguettes, la descente de retour à Gavarnie ne présente aucune difficulté. Elle se déroule d’abord sur un chemin d’alpage, puis dans un bois, pour finalement arriver le long du chemin de monté à la cascade, en sortie du village de Gavarnie.

Vue depuis les Esquguettes sur la brèche ce Roland et le Pic Taillon
Vue depuis les Esquguettes sur la brèche ce Roland et le Pic Taillon

Mes recommandations

  • Cette randonnée circule en grande partie en Espagne. Il est donc nécessaire d’avoir sur soi, a minima, sa carte d’indentée ainsi que la carte européenne d’assurance maladie en cours de validité.
  • Réservez vos hébergements longtemps à l’avance. En effet, l’endroit est extrêmement fréquenté notamment aux périodes estivales et sans réservation vous risquez de dormir à la belle étoile…
  • Si vous optez pour un hébergement sous tente, c’est possible autour des refuges en général mais il faut vous en assurer auprès des gardiens (voir liens ci-dessous).
  • Cette randonnée est praticable durant la période de juin à octobre. En début de saison, il vaut mieux vérifier auprès des gardiens de refuge que la neige a suffisamment fondue et n’oblige pas à prendre des équipements spéciaux (crampons, piolet, corde)
  • Attention sur ce parcours, il ne faut pas avoir à arrêter en chemin car, par exemple, si on cherche à rentrer en voiture depuis la vallée de Pineta, c’est plus d’une centaine de kilomètres et au moins trois heures de routes de montagne qu’il faudrait affronter pour retourner à Gavarnie !
  • Personnellement, j’avais enchainé après cette randonné :

Le tout tenant en une semaine, délai dont je disposais 😉

Les liens utiles pour préparer cette randonnée

Articles complémentaires

La galerie photos

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